Maison Kabyle - axxam

Histoire, Architecture, spécificités
Village

Construction

Éxtérieur...

Les murs

Mur

Les murs porteurs sont
– soit en pierres taillées à joints vifs,
– soit en pierres brutes hourdées au mortier de terre

– soit enfin en pisé banché (mortier de terre argileuse pris entre les banches d’un coffrage mobile). La base du mur en pisé est parfois protégée du rejaillissement des eaux pluviales par une surélévation des fondations en pierre.

Les murs

Mur

La charpente est constituée de trois à cinq pannes (isulas) en bois de frène lancées d’un pignon à l’autre : la panne faîtière (asalas alemmas) et les pannes latérales (de 1 à 2 de chaque côté) (isulas ederfiyen).

Ces pannes sont soutenues,
– soit par un poteau de fond (tigejdit) terminé par une fourche (naturelle) ou un enfourchement (creusé de main d’homme) ;

– soit par des fermes rudimentaires, apparues sous l’influence des Français.

Matériaux de construction

Intérieur

Here's what some clients
think of our work...

Coordinates for abs po oordinates for abs positioning the closest positioned Coordinates for abs
positioning the closest positioned parent box of the positioned ting that ments.

« Thanks to software, we’ve just launched our 5th website! » I made back the purchase price in just 48 hours! Man, this thing is getting better and better as I learn more about it. Thanks to software, we’ve just launched our 5th website! »

Diego Alejandro

Whitero CEO, USA

« We’ve seen amazing results already. I made back the purchase price in just 48 hours! Man, this thing is getting better and better as I learn more about it. Thanks to software, we’ve just launched our 5th website! »

Nicolas M. Salgo

Slack inc.

7 Rules for Recruiters When Texting with Candidates

The world’s most threatened seabirds face some of their greatest risks when feeding in Irish waters, according to a new study by researchers in University College Cork.

Exploring Branded Candidate Experience Design

The world’s most threatened seabirds face some of their greatest risks when feeding in Irish waters, according to a new study by researchers in University College Cork.

How to Recognize And Weed Out Toxic Managers

The world’s most threatened seabirds face some of their greatest risks when feeding in Irish waters, according to a new study by researchers in University College Cork.

We’ve worked with some great companies already. We think you
should join them in your quest for top talent.

Points de rangements et meubles

Afrag

Cette espace est la cour de la maison qui commence par la fin de « Asqif » jusqu’à la seconde porte de la maison tripartie, entourée des murs en pierre « Leswaṛ ». « afrag » est l’extérieur de l’intérieure par rapport à la maison mais c’est l’intérieur de l’extérieur par rapport au place public(le village). Cette cour diffère d’une maison à une autre. On put trouver des cours spacieuses où certaines femmes s’en servent pour faire des potagers de légumes vu que cette espace est à l’intérieur de la maison. Elle a tout le temps pour prendre soin de son potager et aussi l’espace là où se déroule les fêtes de cette famille. Ce qu’on a observé dans la région d’Ath Mlikech c’est que chaque maison quelque soit la surface de sa cour, on y trouve un minimum de plantes et d’arbres fruitiers généralement des figuiers et vignes. Cette cour est un lieu de différentes activités de jour comme de nuit en particulier durant les saisons sèches ; été et printemps, la cour est un espace d’exercer ces activités vu le climat donc l’absence de pluie et de neige ou encore le froid qui empêche la réalisation de ces tâches. Pendant l’été les femmes cuisinent généralement dans ces cours vu la chaleur « vu la chaleur et pour ne pas salir la maison après l’avoir nettoyé et peinte à la rentrée du printemps on cuisine ici, « Afrag », en y creusant un foyer temporaire … » selon Nna Baya, 83ans, femme au foyer. La famille y prend ses repas et prend aussi la fonction de « Taɛrict »en été. C’est un lieu de sommeil réservé pour les hommes contrairement aux femmes qui ne peuvent jamais dormir dans la cour de l’habitat ; elles dorment autour du foyer ; parce que la femme c’est « Lḥeṛma » de l’homme, « Pour les kabyles c’est tabou pour qu’une femme s’allonge en plein air à la présence de ces beaux-frères ou bien de son beau-père »toujours selon Nna Baya 83ans, femme au foyer. Selon Nna Messaouda 85ans femme au foyer, « Afrag »est un transit entre la maison «Taqaɛett » et le jardin « Tibḥirt ». La porte qui accède à ce dernier on l’appelle « Taggurt taɛeẓẓugt », on l’appelle ainsi parce qu’on n’entend pas celui qui frappe à cette porte même s’il rentre discrètement quand on est à l’intérieur de la maison ».

Taqaɛett

La taqaât est réservée aux humains. Elle occupe, approximativement, les deux tiers de la surface agencée. Elle est surélevée, d’environ 40 centimètres, par rapport au troisième tiers, l’addaynin, réservé aux animaux. On accède directement à la taqqaât, depuis l’extérieur.

«C’est là que s’accomplissent les actes ou les événements essentiels de l’existence: naître et mourir, manger, dormir, procréer.» 4 Le sol a été surélevé par un apport de pierres et de graviers purifiés dans les torrents ou rivières puis tapissé d’argile souvent mélangée à de la bouse de vache et de la paille séchée pour éviter l’effritement. Ce mélange est damé, par les femmes, à l’aide de la tamadazt et entretenu chaque année. Le polissage est assuré avec un galet.

Le kanun, c’est le foyer, une cavité d’environ 15 cm de profondeur et de 20 cm de diamètre. Il peut se trouver au milieu de la pièce, mais on le trouve en général déporté vers le mur opposé au coin des animaux, l’addaynin.

Autour du kanun, sont disposés en triangle 3 pierres ou des supports de terre cuite pour y disposer les récipients destinés à la cuisson des aliments. Parfois, on trouve des trépieds en fer qui peuvent cependant être frappés d’interdits dans certaines familles, voire dans certains villages.

Akham, c’est la pièce maîtresse où se rassemblaient tous les membres de la famille, mais aussi, un lieu où un Kanoun était creusé au niveau de la partie supérieure, loin de la porte d’entrée.

Le Kanoun servait à chauffer la maison en hiver, mais aussi pour faire cuire la nourriture et faire sécher les habits lavés ou mouillés. Le Kanoun, c’était un trou circulaire de trente à quarante centimètres de diamètre et d’une profondeur de vingt à trente centimètres. Aux alentours immédiats du Kanoun, on plaçait trois morceaux de terre cuite appelés Iniyène en kabyle (Ini au singulier), sur lesquels on plaçait la marmite et autres récipients et ustensiles utilisés pour la cuisson de la nourriture.

Chez les familles aisées, on retrouvait un Kanoun dans chaque pièce y compris celles qui servaient de chambre à coucher.

On se chauffait avec du bois ; ce dernier était collecté durant l’été et l’automne et, au besoin, on complétait ces provisions en hiver. Nos ancêtres étaient plus prévoyants que nous ; ils s’y prenaient quatre à cinq mois avant que l’hiver ne s’y installe.

Il n’y avait pas de cheminée ou de conduit de fumée ; cette dernière sortait en s’élevant vers le toit de la maison, traversait le tapis d’osier et s’infiltrait à travers les tuiles. C’était là l’un des secrets de la maison kabyle ; le toit permettait à la fumée de sortir et empêchait le froid de pénétrer à l’intérieur.

Dans ce grand salon, les femmes travaillaient la laine, tissaient des tapis, des habits à base de laine tels que le Burnous porté par l’homme, de petits tapis appelés thikhallaline en kabyle (Thakhalalt au singulier) ; c’était un petit tapis que les femmes portaient pour se protéger du froid ou se couvrir de la pluie.

Dans cette grande pièce se trouvait aussi :

- Des jarres en terre cuite qui servaient à stocker du blé, de
l’orge, de la semoule, des fèves, des figues sèches, etc. Les grandes jarres étaient appelées Ikhoufane (Akhoufi au singulier) et les petites, thikhoufathine (Thakhoufith au singulier).

- Eddoukane, genre de placard sans porte qui servait de buffet pour ustensiles.

- Boukachache en bois sur lequel on accrochait les tamis.

- Assakkoun (corde en fil de fer), utilisé pour accrocher les oignons et l’ail afin de les conserver pour l’hiver. Cette corde était placée juste au dessus du Kanoun pour que l’oignon et l’ail se conservent longtemps et bien, jusqu’à la prochaine récolte.

- Igaguène (Iguig au singulier), morceaux de bois rigide d’une longueur d’environ soixante centimètres et de huit à dix centimètres de diamètre. Ces derniers étaient plantés dans les murs du salon pour accrocher divers objets, notamment Thagachoult (genre de sac fait avec de la peau de mouton et servant à faire du petit lait et du beurre, en la remplissant de lait caillé que l’on secouait pendant un certain temps). Thafkloujth était également utilisée dans pour produire du petit lait. C’est un genre de citrouille qui ne se mange pas ; la
coque, débarrassée de ce qu’elle contenait comme grains et autres matières, est séchée à l’ombre pour servir comme instrument d’extraction du petit lait et du beurre.

- Azatta, métier à tisser traditionnel.

- Adaynine, local mitoyen au salon, servait d’écurie pour la vache ou les chèvres ou les brebis possédées par la famille. Le salon et l’écurie possédait la même porte d’entrée et communiquaient entre eux. Le plancher du salon, appelé aghouns, était légèrement surélevé d’environ quarante à cinquante centimètres par rapport au local servant d’écurie. Aghouns était suffisamment lisse et recouvert avec de la terre mélangée à de la bouse de vache. Les murs du salon étaient également revêtus d’abord avec de la terre d’argile puis avec du plâtre leur donnant la couleur blanche qui noircie très vite sous l’effet de la fumée du Kanoun.

Pour accéder au salon, on passait par Idhavdhar qui n’est autre que la différence de niveau entre le plancher du salon et celui de l’écurie. Cette surélévation empêchait les rejets des animaux de remonter vers le plancher du salon.

A noter ici, que ce type de construction permettait de rationaliser le chauffage en hiver et de s’occuper de la vache, des chèvres et des brebis pendant la nuit. On leur donnait à manger et on les visitait
sans sortir dehors ; c’était une façon de se protéger du froid.

D’ailleurs, le mur qui séparait le salon de l’écurie comportait une
issue d’accès située immédiatement à l’entrée de la maison et à gauche, une autre issue un peu plus loin près du mur d’en face. Ces deux issues permettaient de donner à manger aux animaux et de faire bénéficier ces derniers du chauffage du kanoun et faire profiter les habitants de la maison de la chaleur dégagée par les animaux domestiques eux-mêmes.

Au dessus du local servant d’écurie, on retrouvait souvent un petit grenier (Thaarichth en kabyle). C’était là où l’on déposait certains produits de consommation tels que les grenades récoltées en automne, la viande séchée, etc.

La porte d’entrée principale possédait Amnar, un genre d’arrêtoir en pierre d’environ vingt centimètres de haut pour empêcher les eaux de rentrer à la maison en hiver.

Le salon possédait une autre petite porte du coté Nord Est dite Thawourth thamaziante ou Thakablith car elle permettait au vent frais d’été de rentrer dans le salon. Ce dernier avait aussi une petite fenêtre pour la lumière du jour et l’aération.

Chez les familles plus aisées, outre ces deux pièces, on pouvait trouver deux à trois autres chambres assez vastes, une petite pièce servant de cuisine, une salle d’eau et une pièce appelée askif, par laquelle on accédait à la cour centrale et aux autres chambres.

Askif, possédait une grande porte assez large, comportant deux ouvrants dont l’un d’entre eux était muni d’une petite porte. Askif comportait un passage d’environ un mètre et demi de large, d’un espace surélevé de près de soixante quinze centimètres par rapport au passage et d’un lieu où l’on pouvait déposer les petits fûts d’eaux faits en bois (Thivattiyine, Thavattith au singulier) ; c’était là aussi où l’on accrochait les outres d’eau (Iyadidhène, Ayadidh au singulier).

Sous les outres, on déposait des assiettes en terre cuite (Ichakfane, Achkouf au singulier). Une rigole était prévue pour permettre à l’eau de ruisseler et de sortir à l’extérieur de la maison).

Rangements, décorations et meubles

Les grandes jarres « Ikufan

C’est un trou circulaire de trente à quarante centimètres de diamètre et d’une profondeur de vingt à trente centimètre – aux alentours de Kanoun ; on plaçait trois morceaux de terre cuite appelé « iniyan » en kabyle sur lesquels en place la marmite st d’autre récipients et ustensiles de cuisine pour la cuisson de leur nourriture. Iniyan qui sont fabriquer par les femmes et qui les charge à chaque entre de printemps lors de renouvèlement de la peinture de la maison. Pour la cuisson et le chauffage de la maison, ils se servaient se bois collecté durant les saisons de l’été et l’automne en cas de marque ils les complet en hiver. Dans la maison kabyles, il y’a pas de chemine pour faire sortie la fumée ; cette s’élève verres le tout elle s’infiltre à travers les tuiles. Ce petit coin malgré qu’il occupe un petit espace dans « Tiɣeṛɣeṛt », mais chez les Kabyles il a une grande valeur dans leur vie connu comme une source de la chaleur en hiver et c’est au tour de cet endroit que les habitants trouvent l’occasion pour se parler et débattre de leurs projets ainsi que de la résolution des problèmes qu’ils rencontrent au cours de leur journée. Chaque nuit cette famille se détache de sa journée fatigante pour se distraire avec des contes et légendes qui sont généralement racontés par les grands-parents afin de leur transmettre un message d’éducation et des leçons de la vie pour les petits-fils et petites-filles. C’est autour de cette place que les membres de la famille trouvent l’occasion de se réunir, là où la division de l’espace ce partage selon le sexe et l’âge.

Intérieur

Points de rangements et meubles

Afrag

Cette espace est la cour de la maison qui commence par la fin de « Asqif » jusqu’à la seconde porte de la maison tripartie, entourée des murs en pierre « Leswaṛ ». « afrag » est l’extérieur de l’intérieure par rapport à la maison mais c’est l’intérieur de l’extérieur par rapport au place public(le village). Cette cour diffère d’une maison à une autre. On put trouver des cours spacieuses où certaines femmes s’en servent pour faire des potagers de légumes vu que cette espace est à l’intérieur de la maison. Elle a tout le temps pour prendre soin de son potager et aussi l’espace là où se déroule les fêtes de cette famille. Ce qu’on a observé dans la région d’Ath Mlikech c’est que chaque maison quelque soit la surface de sa cour, on y trouve un minimum de plantes et d’arbres fruitiers généralement des figuiers et vignes. Cette cour est un lieu de différentes activités de jour comme de nuit en particulier durant les saisons sèches ; été et printemps, la cour est un espace d’exercer ces activités vu le climat donc l’absence de pluie et de neige ou encore le froid qui empêche la réalisation de ces tâches. Pendant l’été les femmes cuisinent généralement dans ces cours vu la chaleur « vu la chaleur et pour ne pas salir la maison après l’avoir nettoyé et peinte à la rentrée du printemps on cuisine ici, « Afrag », en y creusant un foyer temporaire … » selon Nna Baya, 83ans, femme au foyer. La famille y prend ses repas et prend aussi la fonction de « Taɛrict »en été. C’est un lieu de sommeil réservé pour les hommes contrairement aux femmes qui ne peuvent jamais dormir dans la cour de l’habitat ; elles dorment autour du foyer ; parce que la femme c’est « Lḥeṛma » de l’homme, « Pour les kabyles c’est tabou pour qu’une femme s’allonge en plein air à la présence de ces beaux-frères ou bien de son beau-père »toujours selon Nna Baya 83ans, femme au foyer. Selon Nna Messaouda 85ans femme au foyer, « Afrag »est un transit entre la maison «Taqaɛett » et le jardin « Tibḥirt ». La porte qui accède à ce dernier on l’appelle « Taggurt taɛeẓẓugt », on l’appelle ainsi parce qu’on n’entend pas celui qui frappe à cette porte même s’il rentre discrètement quand on est à l’intérieur de la maison ».

Taqaɛett

La taqaât est réservée aux humains. Elle occupe, approximativement, les deux tiers de la surface agencée. Elle est surélevée, d’environ 40 centimètres, par rapport au troisième tiers, l’addaynin, réservé aux animaux. On accède directement à la taqqaât, depuis l’extérieur.

«C’est là que s’accomplissent les actes ou les événements essentiels de l’existence: naître et mourir, manger, dormir, procréer.» 4 Le sol a été surélevé par un apport de pierres et de graviers purifiés dans les torrents ou rivières puis tapissé d’argile souvent mélangée à de la bouse de vache et de la paille séchée pour éviter l’effritement. Ce mélange est damé, par les femmes, à l’aide de la tamadazt et entretenu chaque année. Le polissage est assuré avec un galet.

Le kanun, c’est le foyer, une cavité d’environ 15 cm de profondeur et de 20 cm de diamètre. Il peut se trouver au milieu de la pièce, mais on le trouve en général déporté vers le mur opposé au coin des animaux, l’addaynin.

Autour du kanun, sont disposés en triangle 3 pierres ou des supports de terre cuite pour y disposer les récipients destinés à la cuisson des aliments. Parfois, on trouve des trépieds en fer qui peuvent cependant être frappés d’interdits dans certaines familles, voire dans certains villages.

Akham, c’est la pièce maîtresse où se rassemblaient tous les membres de la famille, mais aussi, un lieu où un Kanoun était creusé au niveau de la partie supérieure, loin de la porte d’entrée.

Le Kanoun servait à chauffer la maison en hiver, mais aussi pour faire cuire la nourriture et faire sécher les habits lavés ou mouillés. Le Kanoun, c’était un trou circulaire de trente à quarante centimètres de diamètre et d’une profondeur de vingt à trente centimètres. Aux alentours immédiats du Kanoun, on plaçait trois morceaux de terre cuite appelés Iniyène en kabyle (Ini au singulier), sur lesquels on plaçait la marmite et autres récipients et ustensiles utilisés pour la cuisson de la nourriture.

Chez les familles aisées, on retrouvait un Kanoun dans chaque pièce y compris celles qui servaient de chambre à coucher.

On se chauffait avec du bois ; ce dernier était collecté durant l’été et l’automne et, au besoin, on complétait ces provisions en hiver. Nos ancêtres étaient plus prévoyants que nous ; ils s’y prenaient quatre à cinq mois avant que l’hiver ne s’y installe.

Il n’y avait pas de cheminée ou de conduit de fumée ; cette dernière sortait en s’élevant vers le toit de la maison, traversait le tapis d’osier et s’infiltrait à travers les tuiles. C’était là l’un des secrets de la maison kabyle ; le toit permettait à la fumée de sortir et empêchait le froid de pénétrer à l’intérieur.

Dans ce grand salon, les femmes travaillaient la laine, tissaient des tapis, des habits à base de laine tels que le Burnous porté par l’homme, de petits tapis appelés thikhallaline en kabyle (Thakhalalt au singulier) ; c’était un petit tapis que les femmes portaient pour se protéger du froid ou se couvrir de la pluie.

Dans cette grande pièce se trouvait aussi :

- Des jarres en terre cuite qui servaient à stocker du blé, de
l’orge, de la semoule, des fèves, des figues sèches, etc. Les grandes jarres étaient appelées Ikhoufane (Akhoufi au singulier) et les petites, thikhoufathine (Thakhoufith au singulier).

- Eddoukane, genre de placard sans porte qui servait de buffet pour ustensiles.

- Boukachache en bois sur lequel on accrochait les tamis.

- Assakkoun (corde en fil de fer), utilisé pour accrocher les oignons et l’ail afin de les conserver pour l’hiver. Cette corde était placée juste au dessus du Kanoun pour que l’oignon et l’ail se conservent longtemps et bien, jusqu’à la prochaine récolte.

- Igaguène (Iguig au singulier), morceaux de bois rigide d’une longueur d’environ soixante centimètres et de huit à dix centimètres de diamètre. Ces derniers étaient plantés dans les murs du salon pour accrocher divers objets, notamment Thagachoult (genre de sac fait avec de la peau de mouton et servant à faire du petit lait et du beurre, en la remplissant de lait caillé que l’on secouait pendant un certain temps). Thafkloujth était également utilisée dans pour produire du petit lait. C’est un genre de citrouille qui ne se mange pas ; la
coque, débarrassée de ce qu’elle contenait comme grains et autres matières, est séchée à l’ombre pour servir comme instrument d’extraction du petit lait et du beurre.

- Azatta, métier à tisser traditionnel.

- Adaynine, local mitoyen au salon, servait d’écurie pour la vache ou les chèvres ou les brebis possédées par la famille. Le salon et l’écurie possédait la même porte d’entrée et communiquaient entre eux. Le plancher du salon, appelé aghouns, était légèrement surélevé d’environ quarante à cinquante centimètres par rapport au local servant d’écurie. Aghouns était suffisamment lisse et recouvert avec de la terre mélangée à de la bouse de vache. Les murs du salon étaient également revêtus d’abord avec de la terre d’argile puis avec du plâtre leur donnant la couleur blanche qui noircie très vite sous l’effet de la fumée du Kanoun.

Pour accéder au salon, on passait par Idhavdhar qui n’est autre que la différence de niveau entre le plancher du salon et celui de l’écurie. Cette surélévation empêchait les rejets des animaux de remonter vers le plancher du salon.

A noter ici, que ce type de construction permettait de rationaliser le chauffage en hiver et de s’occuper de la vache, des chèvres et des brebis pendant la nuit. On leur donnait à manger et on les visitait
sans sortir dehors ; c’était une façon de se protéger du froid.

D’ailleurs, le mur qui séparait le salon de l’écurie comportait une
issue d’accès située immédiatement à l’entrée de la maison et à gauche, une autre issue un peu plus loin près du mur d’en face. Ces deux issues permettaient de donner à manger aux animaux et de faire bénéficier ces derniers du chauffage du kanoun et faire profiter les habitants de la maison de la chaleur dégagée par les animaux domestiques eux-mêmes.

Au dessus du local servant d’écurie, on retrouvait souvent un petit grenier (Thaarichth en kabyle). C’était là où l’on déposait certains produits de consommation tels que les grenades récoltées en automne, la viande séchée, etc.

La porte d’entrée principale possédait Amnar, un genre d’arrêtoir en pierre d’environ vingt centimètres de haut pour empêcher les eaux de rentrer à la maison en hiver.

Le salon possédait une autre petite porte du coté Nord Est dite Thawourth thamaziante ou Thakablith car elle permettait au vent frais d’été de rentrer dans le salon. Ce dernier avait aussi une petite fenêtre pour la lumière du jour et l’aération.

Chez les familles plus aisées, outre ces deux pièces, on pouvait trouver deux à trois autres chambres assez vastes, une petite pièce servant de cuisine, une salle d’eau et une pièce appelée askif, par laquelle on accédait à la cour centrale et aux autres chambres.

Askif, possédait une grande porte assez large, comportant deux ouvrants dont l’un d’entre eux était muni d’une petite porte. Askif comportait un passage d’environ un mètre et demi de large, d’un espace surélevé de près de soixante quinze centimètres par rapport au passage et d’un lieu où l’on pouvait déposer les petits fûts d’eaux faits en bois (Thivattiyine, Thavattith au singulier) ; c’était là aussi où l’on accrochait les outres d’eau (Iyadidhène, Ayadidh au singulier).

Sous les outres, on déposait des assiettes en terre cuite (Ichakfane, Achkouf au singulier). Une rigole était prévue pour permettre à l’eau de ruisseler et de sortir à l’extérieur de la maison).

Rangements, décorations et meubles

Les grandes jarres « Ikufan

C’est un trou circulaire de trente à quarante centimètres de diamètre et d’une profondeur de vingt à trente centimètre – aux alentours de Kanoun ; on plaçait trois morceaux de terre cuite appelé « iniyan » en kabyle sur lesquels en place la marmite st d’autre récipients et ustensiles de cuisine pour la cuisson de leur nourriture. Iniyan qui sont fabriquer par les femmes et qui les charge à chaque entre de printemps lors de renouvèlement de la peinture de la maison. Pour la cuisson et le chauffage de la maison, ils se servaient se bois collecté durant les saisons de l’été et l’automne en cas de marque ils les complet en hiver. Dans la maison kabyles, il y’a pas de chemine pour faire sortie la fumée ; cette s’élève verres le tout elle s’infiltre à travers les tuiles. Ce petit coin malgré qu’il occupe un petit espace dans « Tiɣeṛɣeṛt », mais chez les Kabyles il a une grande valeur dans leur vie connu comme une source de la chaleur en hiver et c’est au tour de cet endroit que les habitants trouvent l’occasion pour se parler et débattre de leurs projets ainsi que de la résolution des problèmes qu’ils rencontrent au cours de leur journée. Chaque nuit cette famille se détache de sa journée fatigante pour se distraire avec des contes et légendes qui sont généralement racontés par les grands-parents afin de leur transmettre un message d’éducation et des leçons de la vie pour les petits-fils et petites-filles. C’est autour de cette place que les membres de la famille trouvent l’occasion de se réunir, là où la division de l’espace ce partage selon le sexe et l’âge.

Intérieur

Points de rangements et meubles

Afrag

Cette espace est la cour de la maison qui commence par la fin de « Asqif » jusqu’à la seconde porte de la maison tripartie, entourée des murs en pierre « Leswaṛ ». « afrag » est l’extérieur de l’intérieure par rapport à la maison mais c’est l’intérieur de l’extérieur par rapport au place public(le village). Cette cour diffère d’une maison à une autre. On put trouver des cours spacieuses où certaines femmes s’en servent pour faire des potagers de légumes vu que cette espace est à l’intérieur de la maison. Elle a tout le temps pour prendre soin de son potager et aussi l’espace là où se déroule les fêtes de cette famille. Ce qu’on a observé dans la région d’Ath Mlikech c’est que chaque maison quelque soit la surface de sa cour, on y trouve un minimum de plantes et d’arbres fruitiers généralement des figuiers et vignes. Cette cour est un lieu de différentes activités de jour comme de nuit en particulier durant les saisons sèches ; été et printemps, la cour est un espace d’exercer ces activités vu le climat donc l’absence de pluie et de neige ou encore le froid qui empêche la réalisation de ces tâches. Pendant l’été les femmes cuisinent généralement dans ces cours vu la chaleur « vu la chaleur et pour ne pas salir la maison après l’avoir nettoyé et peinte à la rentrée du printemps on cuisine ici, « Afrag », en y creusant un foyer temporaire … » selon Nna Baya, 83ans, femme au foyer. La famille y prend ses repas et prend aussi la fonction de « Taɛrict »en été. C’est un lieu de sommeil réservé pour les hommes contrairement aux femmes qui ne peuvent jamais dormir dans la cour de l’habitat ; elles dorment autour du foyer ; parce que la femme c’est « Lḥeṛma » de l’homme, « Pour les kabyles c’est tabou pour qu’une femme s’allonge en plein air à la présence de ces beaux-frères ou bien de son beau-père »toujours selon Nna Baya 83ans, femme au foyer. Selon Nna Messaouda 85ans femme au foyer, « Afrag »est un transit entre la maison «Taqaɛett » et le jardin « Tibḥirt ». La porte qui accède à ce dernier on l’appelle « Taggurt taɛeẓẓugt », on l’appelle ainsi parce qu’on n’entend pas celui qui frappe à cette porte même s’il rentre discrètement quand on est à l’intérieur de la maison ».

Taqaɛett

La taqaât est réservée aux humains. Elle occupe, approximativement, les deux tiers de la surface agencée. Elle est surélevée, d’environ 40 centimètres, par rapport au troisième tiers, l’addaynin, réservé aux animaux. On accède directement à la taqqaât, depuis l’extérieur.

«C’est là que s’accomplissent les actes ou les événements essentiels de l’existence: naître et mourir, manger, dormir, procréer.» 4 Le sol a été surélevé par un apport de pierres et de graviers purifiés dans les torrents ou rivières puis tapissé d’argile souvent mélangée à de la bouse de vache et de la paille séchée pour éviter l’effritement. Ce mélange est damé, par les femmes, à l’aide de la tamadazt et entretenu chaque année. Le polissage est assuré avec un galet.

Le kanun, c’est le foyer, une cavité d’environ 15 cm de profondeur et de 20 cm de diamètre. Il peut se trouver au milieu de la pièce, mais on le trouve en général déporté vers le mur opposé au coin des animaux, l’addaynin.

Autour du kanun, sont disposés en triangle 3 pierres ou des supports de terre cuite pour y disposer les récipients destinés à la cuisson des aliments. Parfois, on trouve des trépieds en fer qui peuvent cependant être frappés d’interdits dans certaines familles, voire dans certains villages.

Akham, c’est la pièce maîtresse où se rassemblaient tous les membres de la famille, mais aussi, un lieu où un Kanoun était creusé au niveau de la partie supérieure, loin de la porte d’entrée.

Le Kanoun servait à chauffer la maison en hiver, mais aussi pour faire cuire la nourriture et faire sécher les habits lavés ou mouillés. Le Kanoun, c’était un trou circulaire de trente à quarante centimètres de diamètre et d’une profondeur de vingt à trente centimètres. Aux alentours immédiats du Kanoun, on plaçait trois morceaux de terre cuite appelés Iniyène en kabyle (Ini au singulier), sur lesquels on plaçait la marmite et autres récipients et ustensiles utilisés pour la cuisson de la nourriture.

Chez les familles aisées, on retrouvait un Kanoun dans chaque pièce y compris celles qui servaient de chambre à coucher.

On se chauffait avec du bois ; ce dernier était collecté durant l’été et l’automne et, au besoin, on complétait ces provisions en hiver. Nos ancêtres étaient plus prévoyants que nous ; ils s’y prenaient quatre à cinq mois avant que l’hiver ne s’y installe.

Il n’y avait pas de cheminée ou de conduit de fumée ; cette dernière sortait en s’élevant vers le toit de la maison, traversait le tapis d’osier et s’infiltrait à travers les tuiles. C’était là l’un des secrets de la maison kabyle ; le toit permettait à la fumée de sortir et empêchait le froid de pénétrer à l’intérieur.

Dans ce grand salon, les femmes travaillaient la laine, tissaient des tapis, des habits à base de laine tels que le Burnous porté par l’homme, de petits tapis appelés thikhallaline en kabyle (Thakhalalt au singulier) ; c’était un petit tapis que les femmes portaient pour se protéger du froid ou se couvrir de la pluie.

Dans cette grande pièce se trouvait aussi :

- Des jarres en terre cuite qui servaient à stocker du blé, de
l’orge, de la semoule, des fèves, des figues sèches, etc. Les grandes jarres étaient appelées Ikhoufane (Akhoufi au singulier) et les petites, thikhoufathine (Thakhoufith au singulier).

- Eddoukane, genre de placard sans porte qui servait de buffet pour ustensiles.

- Boukachache en bois sur lequel on accrochait les tamis.

- Assakkoun (corde en fil de fer), utilisé pour accrocher les oignons et l’ail afin de les conserver pour l’hiver. Cette corde était placée juste au dessus du Kanoun pour que l’oignon et l’ail se conservent longtemps et bien, jusqu’à la prochaine récolte.

- Igaguène (Iguig au singulier), morceaux de bois rigide d’une longueur d’environ soixante centimètres et de huit à dix centimètres de diamètre. Ces derniers étaient plantés dans les murs du salon pour accrocher divers objets, notamment Thagachoult (genre de sac fait avec de la peau de mouton et servant à faire du petit lait et du beurre, en la remplissant de lait caillé que l’on secouait pendant un certain temps). Thafkloujth était également utilisée dans pour produire du petit lait. C’est un genre de citrouille qui ne se mange pas ; la
coque, débarrassée de ce qu’elle contenait comme grains et autres matières, est séchée à l’ombre pour servir comme instrument d’extraction du petit lait et du beurre.

- Azatta, métier à tisser traditionnel.

- Adaynine, local mitoyen au salon, servait d’écurie pour la vache ou les chèvres ou les brebis possédées par la famille. Le salon et l’écurie possédait la même porte d’entrée et communiquaient entre eux. Le plancher du salon, appelé aghouns, était légèrement surélevé d’environ quarante à cinquante centimètres par rapport au local servant d’écurie. Aghouns était suffisamment lisse et recouvert avec de la terre mélangée à de la bouse de vache. Les murs du salon étaient également revêtus d’abord avec de la terre d’argile puis avec du plâtre leur donnant la couleur blanche qui noircie très vite sous l’effet de la fumée du Kanoun.

Pour accéder au salon, on passait par Idhavdhar qui n’est autre que la différence de niveau entre le plancher du salon et celui de l’écurie. Cette surélévation empêchait les rejets des animaux de remonter vers le plancher du salon.

A noter ici, que ce type de construction permettait de rationaliser le chauffage en hiver et de s’occuper de la vache, des chèvres et des brebis pendant la nuit. On leur donnait à manger et on les visitait
sans sortir dehors ; c’était une façon de se protéger du froid.

D’ailleurs, le mur qui séparait le salon de l’écurie comportait une
issue d’accès située immédiatement à l’entrée de la maison et à gauche, une autre issue un peu plus loin près du mur d’en face. Ces deux issues permettaient de donner à manger aux animaux et de faire bénéficier ces derniers du chauffage du kanoun et faire profiter les habitants de la maison de la chaleur dégagée par les animaux domestiques eux-mêmes.

Au dessus du local servant d’écurie, on retrouvait souvent un petit grenier (Thaarichth en kabyle). C’était là où l’on déposait certains produits de consommation tels que les grenades récoltées en automne, la viande séchée, etc.

La porte d’entrée principale possédait Amnar, un genre d’arrêtoir en pierre d’environ vingt centimètres de haut pour empêcher les eaux de rentrer à la maison en hiver.

Le salon possédait une autre petite porte du coté Nord Est dite Thawourth thamaziante ou Thakablith car elle permettait au vent frais d’été de rentrer dans le salon. Ce dernier avait aussi une petite fenêtre pour la lumière du jour et l’aération.

Chez les familles plus aisées, outre ces deux pièces, on pouvait trouver deux à trois autres chambres assez vastes, une petite pièce servant de cuisine, une salle d’eau et une pièce appelée askif, par laquelle on accédait à la cour centrale et aux autres chambres.

Askif, possédait une grande porte assez large, comportant deux ouvrants dont l’un d’entre eux était muni d’une petite porte. Askif comportait un passage d’environ un mètre et demi de large, d’un espace surélevé de près de soixante quinze centimètres par rapport au passage et d’un lieu où l’on pouvait déposer les petits fûts d’eaux faits en bois (Thivattiyine, Thavattith au singulier) ; c’était là aussi où l’on accrochait les outres d’eau (Iyadidhène, Ayadidh au singulier).

Sous les outres, on déposait des assiettes en terre cuite (Ichakfane, Achkouf au singulier). Une rigole était prévue pour permettre à l’eau de ruisseler et de sortir à l’extérieur de la maison).

Rangements, décorations et meubles

Les grandes jarres « Ikufan

C’est un trou circulaire de trente à quarante centimètres de diamètre et d’une profondeur de vingt à trente centimètre – aux alentours de Kanoun ; on plaçait trois morceaux de terre cuite appelé « iniyan » en kabyle sur lesquels en place la marmite st d’autre récipients et ustensiles de cuisine pour la cuisson de leur nourriture. Iniyan qui sont fabriquer par les femmes et qui les charge à chaque entre de printemps lors de renouvèlement de la peinture de la maison. Pour la cuisson et le chauffage de la maison, ils se servaient se bois collecté durant les saisons de l’été et l’automne en cas de marque ils les complet en hiver. Dans la maison kabyles, il y’a pas de chemine pour faire sortie la fumée ; cette s’élève verres le tout elle s’infiltre à travers les tuiles. Ce petit coin malgré qu’il occupe un petit espace dans « Tiɣeṛɣeṛt », mais chez les Kabyles il a une grande valeur dans leur vie connu comme une source de la chaleur en hiver et c’est au tour de cet endroit que les habitants trouvent l’occasion pour se parler et débattre de leurs projets ainsi que de la résolution des problèmes qu’ils rencontrent au cours de leur journée. Chaque nuit cette famille se détache de sa journée fatigante pour se distraire avec des contes et légendes qui sont généralement racontés par les grands-parents afin de leur transmettre un message d’éducation et des leçons de la vie pour les petits-fils et petites-filles. C’est autour de cette place que les membres de la famille trouvent l’occasion de se réunir, là où la division de l’espace ce partage selon le sexe et l’âge.

Print Friendly, PDF & Email