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Dossiers choisis en histoire

Chronologies des événements en remontant le temps ...

  • 1 novembre 2020   Adoption de la nouvelle constitution avec un taux d’abstention historique
  • Confinement           Durant la période de confinement, de nombreux activistes sont poursuivis et parfois condamnés
  • Mi-mars 2020         Suspension des manifestations pour cause de crise sanitaire
  •      –                  Annonce  du gouvernement Djarrad
  • 02 janvier  2020        Libération de 70 détenus de la prison dont le commandant Bouragaa
  • 31 décembre 2019  Libération de Issad Rebrab de la prison 
  • 28 décembre 2019  Abdelmadjid Tebboune nomme Abdelaziz Djerad Premier ministre 
  • 23 décembre 2019  Annonce du décès, lundi 23 décembre, du général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah
  • 19 décembre 2019  Abdelmadjid TEBBOUNE prend officiellement ses fonctions de Président de la République
  • 12 décembre 2019  Abdelmadjid TEBBOUNE élu Président de la République 

22 février 2019

Le 22 février 2019 en Algérie a marqué le début d’un mouvement de protestation populaire connu sous le nom de “Hirak”. Ce mouvement a été déclenché par l’annonce de la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel malgré son état de santé précaire et son absence de la scène politique depuis longtemps.

Le mouvement a été largement pacifique et a vu des manifestations massives dans les rues de nombreuses villes algériennes, avec des gens de tous âges et de toutes classes sociales demandant le départ du président et un changement démocratique plus large. Le mouvement a été alimenté par les réseaux sociaux, les jeunes Algériens étant particulièrement actifs sur les plateformes en ligne.

La pression populaire a finalement forcé Bouteflika à démissionner en avril 2019, mettant fin à ses 20 ans de règne. Cependant, le mouvement n’a pas cessé pour autant, les manifestants demandant des réformes politiques plus larges et la fin de la corruption. Des élections ont finalement été organisées en décembre 2019, mais ont été largement boycottées par les manifestants, qui ont continué à manifester régulièrement pour exiger des changements politiques significatifs.

Le mouvement Hirak est considéré comme un tournant majeur dans l’histoire de l’Algérie, marquant le pouvoir de la société civile dans un pays où le pouvoir politique a souvent été concentré dans les mains d’une élite politique restreinte.

  • 2018 : L’Algérie est qualifiée pour la Coupe du Monde de football en Russie pour la première fois depuis 1986. Le pays est éliminé dès le premier tour après avoir perdu ses trois matches.

  • 2017 : Des inondations meurtrières frappent plusieurs régions de l’Algérie, faisant plus de 20 morts. Les pluies torrentielles et les inondations ont également endommagé les infrastructures, les routes et les ponts.

  • 2016 : Le pays connaît une vague de manifestations et de grèves à la suite de la chute des prix du pétrole, qui a un impact économique important sur l’Algérie. Les travailleurs de plusieurs secteurs, notamment de la santé et de l’éducation, se mettent en grève pour protester contre les coupes budgétaires et les licenciements.

  • 2015 : Le président Abdelaziz Bouteflika est réélu pour un quatrième mandat malgré des protestations et des accusations de fraude électorale. Les prix du pétrole commencent à chuter, ce qui a un impact économique important sur l’Algérie.

  • 2014

Février : l’armée se déchire par médias interposés sur un soutien à un quatrième mandat d’Abdzelaziz Bouteflika, dont l’état de santé est très dégradé.

  • 2013
    • Avril : Abdelaziz Bouteflika est victime d’un AVC;  Il est hospitalisé en France pendant 80 jours.
    • Janvier: l’attaque et la prise d’otage par des membres d’Aqmi du site gazier d’In Amenas se solde par la mort de 40 employés de dix nationalités et 29 assaillant
  • 2012
    • Mai : le FLN, l’ex-parti unique, reste le premier parti d’Algérie et conforte même son avance aux législatives alors que les pronostics donnaient les partis islamistes gagnants.
    • Janvier: l’attaque et la prise d’otage par des membres d’Aqmi du site gazier d’In Amenas se solde par la mort de 40 employés de dix nationalités et 29 assaillants.
  • 2011
    • Janvier: les émeutes qui éclatent dans le pays pour protester contre la hausse des prix alimentaires et le chômage font 5 morts. Le gouvernement décide de subventionner les produits de base.
    • février : pour prévenir l’extension, à l’image des autres Pays arabes; de la contestation, le gouvernement décide de lever l’état d’urgence en vigueur depuis 1992
    • Avril : Abdelaziz Bouteflika annonce des réformes législatives, un amendement de la constitution et une nouvelle loi sur la presse
    • Septembre : le gouvernement algérien met un terme au monopole de l’Etat sur l’audiovisuel
    • Aout : un attentat fait 18 morts à l’académie de Cherchell , à 100 km à l’ouest d’Alger. Il est revendiqué par Aqmi, qui accuse l’Algérie de soutenir le régime libyen de Kadhafi
  • 2010
    • Novembre : Un proche d’ Abdelmalek Droukdel , le chef d’Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), est tué par les forces de sécurité à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alger.
    • Septembre : le gouvernement algérien met un terme au monopole de l’Etat sur l’audiovisuel
    • Juin : recrudescence d’ attentats contre les forces de l’ordre en Algérie.
    • Aout : un attentat fait 18 morts à l’académie de Cherchell , à 100 km à l’ouest d’Alger. Il est revendiqué par Aqmi, qui accuse l’Algérie de soutenir le régime libyen de Kadhafi
    • Avril : neuf ans après une série d’exactions contre des femmes par des islamistes, les violences reprennent dans la ville pétrolière d’ Hassi Messaoud
    • Février : Le colonel Ali Tounsi, patron de la police nationale, est tué par un adjoint qu’il venait de suspendre pour malversation.
    •  
  • 2000

    Juillet : la recrudescence de la violence fait 300 victimes en un mois; depuis la fin de l’application de la loi sur la concorde civile, le 13 janvier, plus de 1000 personnes ont été tuées.

    Décembre

    : une série d’affrontements entre groupes islamistes et forces armées font une cinquantaine de morts dans les rangs de ces derniers au début du mois.

    Hiver 2000-2001

    : recrudescence des massacres qui font plusieurs centaines de victimes.

    2001

    Février : le témoignage d’un ancien officier des forces spéciales de l’armée, Habib Souaïdia (La sale guerre) qui a met en cause le rôle l’armée algérienne dans les massacres, suscite de vives réactions en Algérie.

    Avril

    : des émeutes violemment réprimées font plus de 120 morts en Kabylie et environ 1300 blessés. Trois plaintes pour torture sont déposées en France contre le général Khaled Nezzar, venu à Paris faire la promotion de son livre. L’ancien homme fort du pouvoir algérien quitte précipitamment la France sans être inquiété.

    Mai

    : extension des manifestations en Kabylie, puis à Alger, où, le 31, entre 100 000 et 200 000 personnes manifestent à l’appel du Front des forces socialistes (FFS).

    Juin

    : le 14, la manifestation la plus importante jamais organisée à Alger tourne à l’émeute, faisant 4 morts. Quelques jours plus tard, le gouvernement interdit les marches, alors que les émeutes redoublent d’intensité et s’étendent à d’autres régions.

    19 décembre

    : signature d’un accord d’association entre l’Union européenne et l’Algérie.

    2002

    Janvier : la recrudescence des tueries fait 150 morts en un peu plus d’un mois. Le 8, Antar Zouabri, chef des GIA, est abattu par l’armée dans la Mitidja.

    12 Mars

    : le président Bouteflika annonce que le tamazight, la langue berbère, va être inscrit dans la constitution comme « langue nationale ».

    30 Mai

    : le Front de Libération Nationale (FLN, ex-parti unique) obtient la majorité absolue avec 199 sièges sur 389 aux élections législatives, boycottées par les partis kabyles.

    5 Juillet

    : le 40ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie est endeuillé par un attentat qui fait 38 morts à Laarba près d’Alger.

    5 Août

    : le président algérien gracie les détenus condamnés à la suite des émeutes qui ont touché la Kabylie.

    27 septembre

    : le général Nezzar, qui a intenté un procès en diffamation contre Habib Souaïdia est débouté par la justice française. Celle-ci estime dans ses attendus qu’il « n’appartient pas au tribunal » de juger l’Histoire.

    10 octobre

    : le FLN remporte la majorité des assemblées communales et départementales lors des élections locales. Le taux de participation est de 50% hors la Kabylie, où le mouvement contestataire des âarchs (tribus kabyles) avait appelé au boycott.

    2003

    Janvier : une brusque flambée de violence fait plus de 90 morts en 4 jours, en majorité des membres des forces de sécurité. Depuis octobre, le nombre mensuel de victimes était descendu en dessous de la centaine.

    27 février

    : l’organisation Human Rights Watch dénonce, le nombre record de disparus, 7000, soit le plus élevé dans tout autre pays ces dix dernières années, à l’exception de la Bosnie.

    20 mars

    : plébiscité comme secrétaire général du Front de Libération Nationale lors de son congrès, le premier ministre Ali Benflis impose sa ligne à l’ex-parti unique.

    5 mai

    : Abdelaziz Bouteflika limoge son premier ministre, qui deux mois plus tard, annonce sa candidature à la présidentielle de 2004.

    21 mai

    : un

    séisme

    dont l’épicentre se trouve dans la région de Boumerdès fait plus de 2200 morts.

    2 juillet

    : les deux dirigeants du

    Front Islamique du Salut

    (dissous), Abassi Madani et Ali Belhadj, condamnés en 1992 à 12 ans de prison sont libérés. Ali Belhadj sera à nouveau interpellé en juillet 2005 pour apologie du terrorisme.

    2004

    8 avril : Abdelaziz Bouteflika est réélu président de la République avec 85% des suffrages.

    3 août

    :

    démission du général Mohamed Lamari

    , chef d’état-major de l’armée algérienne.

    2005

    14 août : Abdelaziz Bouteflika annonce la tenue d’un référendum sur un « projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale ». Le projet prévoit l’extinction des poursuites judiciaires pour les islamistes armés « qui ont déjà mis fin à leurs activités armées et se sont rendus aux autorités » pour autant qu’ils ne soient pas impliqués dans des massacres collectifs, des viols ou des attentats.

    29 septembre

    :

    référendum sur la réconciliation nationale

    . Malgré l’appel au boycott de l’opposition, les Algériens disent « oui » à 97%. Le bilan de 13 ans de violences est de 150.000 morts et des milliers de disparus.

    26 novembre

    : des élections locales permettent à l’opposition de conforter son assise en Kabylie.

    26 novembre

    : le président Bouteflika est hospitalisé au Val de grâce (Paris) où il est opéré d’un « ulcère hémorragique à l’estomac ». Il ne rentre à Alger qu’après trois semaines d’hospitalisation, et deux semaines de convalescence en France.

    2006

    Février : dans le cadre de l’opération paix et réconciliation, Alger accorde un délai de six mois supplémentaires aux islamistes armés pour déposer leurs armes. Les autorités annoncent la libération de 2 000 personnes détenues pour terrorisme, dont Ali Belhadj, l’ancien numéro 2 du FIS.

    31 août

    : expiration du délai de grâce offert aux groupes armés pour bénéficier de l’

    amnistie

    . Selon le ministère de l’intérieur,  » entre 250 et 300 terroristes  » se sont rendus aux autorités. Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) rejette l’amnistie.

    17 septembre

    : après quatorze ans d’exil en Allemagne, le représentant du Front islamique du Salut à l’étranger, Rabah Kebir, rentre en Algérie, à la faveur de la charte sur la paix et la réconciliation nationale.

    2007

    Regain des attentats terroristes et des attaques menés par le GSPC, rebaptisé Al-Qaida au pays du Maghreb islamique en janvier.

    11 avril

    : 30 personnes sont tuées par deux attentats à la voiture piégée, visant le siège du gouvernement à Alger et un poste de police dans la banlieue de la capitale.

    Les attentats sont revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb

    .

    17 mai

    : élections législatives. Les trois partis de l’Alliance présidentielle soutenant le président Bouteflika conservent la majorité absolue.

    22 septembre

    : reddition d’

    Hassan Hattab

    , fondateur du GSPC.

    Octobre

    : une série d’attentats d’al-Qaïda au Maghreb fait une soixantaine de morts pendant le ramadan.

    11 décembre

    : un

    double attentat-suicide

    revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique vise des bureaux des Nations unies et le siège du Conseil constitutionnel. Le bilan officiel est de 34 morts, dont 17 employés de l’ONU. Les sources hospitalières font état de plus de 70 victimes.

    2008

    8 juin : un double attentat à la bombe contre une entreprise française à l’est d’Alger, tue douze personnes dont un ingénieur français. Il est revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb.

    Août

    : le ramadan est précédé d’une

    recrudescence d’attentats suicide

    , dont le plus meurtrier fait 48 morts, le 19 août, à l’est d’Alger. Ils portent la signature d’Al-Qaida au Maghreb islamique.

    29 octobre

    : après des mois de rumeurs,

    Abdelaziz Bouteflika

    annonce la

    révision de la Constitution

    qui lui interdit de briguer un troisième mandat.

    2009

     

  • 9 avril : élection présidentielle boycottée par les principaux partis d’opposition. Abdelaziz Bouteflika l’emporte avec 90,24% des voix.

    Juin-juillet

    : une soixantaines de personnes sont tuées dans une série d’

    embuscades

    tendues par des islamistes armés.

    3 août

    : de violents affrontements opposent des

    commercants chinois

    à des Algériens dans la banlieue est d’Alger.

    19 octobre

    : des affrontements opposent la population, qui proteste contre les mauvaises conditions de logement, à la police, dans la commune d’

    El-Madania

    , située sur les hauteurs d’Alger.

    Novembre

    : tension entre Alger et Le Caire après des incidents en marge d’un

    match de football

    en Egypte pour la qualification pour le Mondial 2010.

2001 - Évènement de Kabylie

 

Le Printemps noir est le nom donné à une série d’événements qui ont eu lieu en Kabylie, en Algérie, en 2001. Tout a commencé le 18 avril 2001, lorsque Massinissa Guermah, un jeune lycéen, est mort lors d’une manifestation dans la ville de Beni Douala. Cette mort a provoqué une vague de protestations dans la région, qui a rapidement dégénéré en affrontements violents entre les manifestants et les forces de sécurité algériennes.

Les manifestations ont continué pendant plusieurs mois, et ont été marquées par des grèves générales, des sit-ins et des marches. Les manifestants ont réclamé des réformes politiques, une meilleure gouvernance et la reconnaissance de l’identité kabyle. Ils ont également demandé la fin de la répression policière et la libération des prisonniers politiques.

Malheureusement, la répression violente des manifestations a entraîné de nombreux morts et blessés. Les autorités algériennes ont également arrêté et emprisonné plusieurs manifestants et militants politiques.

Le Printemps noir a été un moment décisif dans l’histoire de la Kabylie et a marqué un tournant dans les relations entre les autorités algériennes et la population kabyle. Les revendications des manifestants ont finalement conduit à la reconnaissance officielle de la langue et de la culture kabyles en Algérie, ainsi qu’à des réformes politiques limitées. Cependant, de nombreuses revendications des manifestants restent non satisfaites à ce jour.

 

Zeroual démissionne et Bouteflika Président

En 1994, Liamine Zeroual est arrivé au pouvoir en Algérie à la suite d’un coup d’État militaire. Il a cherché à rétablir la stabilité dans le pays, qui était plongé dans une guerre civile opposant les forces gouvernementales aux groupes islamistes armés. Zeroual a organisé des élections législatives et présidentielles en 1997, qui ont été remportées par le Front de libération nationale (FLN), le parti au pouvoir depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Cependant, Zeroual a été confronté à des problèmes internes au sein de son propre parti, le Rassemblement National Démocratique (RND), qui a connu des divisions et des tensions croissantes. En outre, il a été critiqué par l’opposition et la société civile pour des fraudes électorales et des violations des droits de l’homme.

Le 29 septembre 1998, le général Khaled Nezzar, un ancien ministre de la Défense et une figure influente de l’establishment militaire algérien, a prononcé un discours public dans lequel il a critiqué sévèrement la politique de Liamine Zeroual et a appelé à des réformes politiques et économiques plus rapides.

Le lendemain, le 30 septembre 1998, Liamine Zeroual a annoncé sa démission de la présidence de l’Algérie, invoquant des raisons personnelles. Cette annonce a pris tout le monde par surprise, y compris ses proches collaborateurs et les membres de son parti. Sa démission a été immédiatement acceptée par l’Assemblée nationale algérienne.

Bien que Zeroual ait déclaré que sa démission était motivée par des raisons personnelles, certains ont suggéré que des pressions internes et externes ont également joué un rôle. Certains analystes ont souligné que Zeroual avait été en désaccord avec les cercles militaires influents en Algérie, tandis que d’autres ont fait valoir que la communauté internationale avait exercé des pressions pour le pousser à quitter ses fonctions.

La démission de Liamine Zeroual a ouvert la voie à des élections présidentielles anticipées en avril 1999, qui ont été remportées par Abdelaziz Bouteflika. Cependant, la crise politique et sociale en Algérie a persisté, et de nombreux Algériens continuent de réclamer des réformes démocratiques et une amélioration de leur situation économique et sociale.

 

Constitution de 1996

L’État de Rostémides était une fédération de tribus amazighes qui reconnaissaient un membre élu de la famille Rostémide comme leur Imām

Zeroual Président

Liamine Zéroual (en arabe : اليمين زروال, en berbère : ⵍⵉⴰⵎⵉⵏ ⵣⴰⵔⵡⴰⵍ), né le  à Batna, en Algérie, est un militaire et un homme d’État algérien. Il dirige l’Algérie en tant que président du Haut Comité d’État puis comme président de la République algérienne démocratique et populaire entre 1994 et 1999. Élevé au rang de général en 1988, il est promu commandant des Forces terrestres de son pays en 1989 et devient ministre de la Défense en 1993 dans le Haut Comité d’État. Il conserve ce poste jusqu’en 1994. Nommé président de l’État en période de crise, il remporte l’élection présidentielle de 1995 avec 61,3 % des voix. Il ne se représente pas en 1999.

Dès le mandat du président Zéroual, les prémices d’un règlement politique de la crise se font jour, mais aucun accord n’est trouvé. L’AIS (branche armée du FIS) observe néanmoins une trêve durant sa présidence : le président Zéroual promulgue la loi Erahma (la Clémence) pour les terroristes repentis.

La démission de Zéroual, en 1999, débouche sur l’élection présidentielle d’avril 1999L 153. L’ancien ministre des Affaires étrangères Abdelaziz Bouteflika se présente comme candidat « indépendant », mais il est soutenu par l’armée117 et tous ses adversaires se retirent la veille du premier tour

  • 16 Novembre 1995 :  le général Liamine Zéroual devient le premier président issu d’une élection présidentielle pluraliste
  • 27 septembre 1995 Abdelhamid Mehri secrétaire général du Front de libération nationale reçoit des critiques concernant sa politique, ses relations avec le front islamique du salut, la rencontre de Rome et surtout pour sa position confuse envers les actes terroristes au cours de la réunion extraordinaire du comité central du parti, ces péripéties connu par la suite comme le coup d’état scientifique.  
  • 20 septembre 1995 Après consultation des officiers supérieurs de l’armée, Zeroual chef de l’État annonce sa candidature aux élections présidentielles
  • 3 septembre 1995  Rabah Kebir le représentant du FIS à l’étranger appelle au boycott des élections après la déclaration du FFS appel de boycotter les élections
  • Aout 1995                  Ahmed Ben Bella remet en cause la crédibilité et l’efficacité des élections à trouver une solution pour la crise et appelle les autorités à négocier avec les représentants de l’ex fis
  • 23 avril 1995            L’aile du MCB  du RCD conclu un accord avec la présidence pour mettre fin au boycott à l’école
  • 01 mai  1995             L’ancien chef du gouvernement Redha Malik annonce la création d’un mouvement politique alliance nationale républicaine
  • 20 février 1995       Poursuite des concertations entre le chef de l’État et des personnalités et représentants de la société civile pour la préparation des élections présidentielles
  • 29 janvier 1995       Manifestation à Alger contre le terrorisme et la rencontre de Rome en faveur des mesures entreprises par le Président Zéroual
  • 26 janvier 1995      Le chef de l’État monsieur Liamine Zeroual transmet un mémorandum pour les partis, les personnalités en vue des élections présidentielles. Le projet de loi sur les repentis est examiné par le CNT
  • 13 janvier 1995       2e rencontre Saint egidio à Rome. Manifestations dans la plupart des grandes villes du pays le gouvernement qui considère l’événement sans importance
  • 21 novembre 1994    Un colloque pour l’Algérie est organisé à Rome sous l’égide de la communauté catholique Sant Egidio désapprouvé par le pouvoir, il réunit la plupart des partis de l’opposition FLN, FFS, FIS, Ennahda, le PT, HAMASA, le MDA
  • 31 octobre 1994        Le chef de l’État annonce l’échec des négociations virgule et on rejette la faute sur les dirigeants de l’ex fis
  • 26 septembre 1994 Création d’une commission nationale pour l’introduction de la langue amazigh dans l’enseignement
  • 18 septembre 1994   Démission de Madame Leila Aslaoui du gouvernement
  • 27 août 1994     Fermeture des frontières algéro-marocaine et gel des relations diplomatiques
  • 01 juin  1994      Rééchelonnement de la dette extérieure 26 milliards de dollars
  • 18 mai 1994      Création du conseil national de transition sans la participation du front des forces socialistes, du Front de libération nationale virgule et le rassemblement pour la culture et la démocratie
  • 8 mai 1994          Les partis Hamas, et le Front de libération nationale organisent une manifestation contre l’exclusion, pour la démocratie et là réconciliation nationale
  • 11 avril 1994       Mokdad Sifi succède à Mahri à la tête du gouvernement
  • 2 avril 1994        Décret présidentiel portant nomination du général en retraite Mohamed Betchine en qualité de ministre conseiller auprès de la Présidence de la République
  • 21 mars 1994      La rédaction du journal L’hebdo libéré fait l’objet d’une attaque terroriste. 3 journalistes assassinés.
  • 10 mars 1994      Assassinat de l’homme de théatre Abdelkader Alloula
  • 5 mars 1994         Assassinat du directeur de l’école des beaux arts – Rabah Asselah 
  • 31 mars 1994      La présidence confirme l’existence d’un dialogue avec les ex dirigeants du FIS
  • 30 janvier 1994 Fin du mandat du haut comité d’État, Lamine Zeroual est nommée chef de l’État et conserve le portefeuille de la Défense
  • 10 octobre 1993   Assassinat du professeur en Pédiatrie Djilali Belkhenchir
  • 14 octobre 1993 Le HCE  crée une commission du dialogue national présidé par Youcef  Khatib ex commandant de la wilaya 4 elle est composée de 8 membres dont 3 généraux le général-major Mohamed Touati, le général-major de Tayeb Derradji
  • 13 octobre 1993 Création de la commission du dialogue national
  • 10 octobre 1993   Assassinat du professeur en Pédiatrie Djilali Belkhenchir
  • 17 septembre 1993 Création de l’instance exécutive du FIS à l’étranger présidé par la Rabah Kébir
  • 21 août 1993    Nomination de Réda Malek membre du haut comité d’État, comme chef du gouvernement à la place de Bélaïd Abdesselam
  • 10 juillet 1993 Liamine Zeroual général en retraite remplacera la Nezar  à la Défense
  • 5 juillet 1993 Les généraux Mohamed lamari , Mohamed Touati sont promus au grade de généraux majors. Mohamed Lamari deviendra chef d’état-major remplaçant le général-major Abdelmalek Ghenezia nommé ambassadeur en Suisse.
  • 25 juin 1993    Assassinat de M’hamed Boukhabza
  • 15 juin 1993    Assassinat du professeur en psychiatrie Mahfoudh Boucebci
  • 26 mai 1993    Assassinat du journaliste et écrivain Tahar Djaout 
  • 23 mars 1993 manifestation nationale contre le terrorisme
  • 17 mars 1993    Assassinat du professeur Lhadi Flici 
  • 16 mars 1993    Assassinat de l’ex ministre et directeur de l’INESG,  Djilali Lyabes
  • 14 mars 1993    Assassinat de Hafidh Sanhadri 
  • 13 mars 1993     Le haut comité d’État annonce l’ouverture de négociations, dans le cadre d’un dialogue national avec les différentes formation politique en absence du Front de libération nationale du front des forces socialistes
  •  10 février 1993 Le général en retraite Mustapha Ben Youssef accusé de détournement et condamné à 15 ans de prison
  • 7 février 1993     Prorogation de l’état de siège pour une durée illimitée
  • 5 décembre 1992  Instauration du couvre dans les wilays d’Alger, Boumerdes, Tipaza, Blida et Bouira  
  •   –                    Dissolution des APC 
  • 30 septembre  1992  Création d’un système judiciaire antiterroriste et une cours spéciale
  • 26 aout 1992       Attentat à la bombre à l’aéroport international d’Alger : 10 morts et des dizaines de blessés. 
  • 15 juillet 1992    Procès des dirigeant du FIS, Abassi Madani et Ali Benhadj. Condamnés à 12 ans de prison
  • 4 juillet 1992      Bélaïd Abdesselam est nommé à la tête du gouvernement en remplacement de Sid Ahmed Ghozali
  • 2 juillet 1992       Ali KAFI est nommé président le haut comité d’Etat et désignation Redha Malek comme membre
  • 29 juin 1992        Assassinat de Mohamed Boudiaf président du Haut Comité d’Etat à Annaba

  • 9 juin 1992           Publication de la plateforme traçant les principes et les modalités du rassemblement patriotique national, à l’initiative du président Mohamed Boudiaf
  • 12 avril 1992       Ouverture du Procès des dirigeants du FIS 
  • 30 mars 1992     Le ministère de l’intérieur annonce l’existence de 9000 détenus des partisans du FIS dans les centres de détention du SAHAR 
  • 29 mars 1992     Dissolutions des assemblées communales et de wilaya remportée par le front islamique du salut
  • 4 mars 1992        La chambre administrative du tribunal d’Alger annonce ado solution du front islamique du salut
  • 17 février 1992  Assassinat de six policiers et apparition du premier groupe armé “Moh Leveilly”
  • 4 février 1992   Décret présidentiel portant sur la création d’un conseil consultatif national constituée de 60 membres.
  • 2 février 1992     Instauration de l’état d’urgence pour une année
  • 14 janvier 1992  Création d’un haut comité d’état (HCE) sous la présidence de Mohamed Boudiaf,  compté 5 membres Ali Kafi, Tidjani Heddam, Ali Haroun et Khaled Nezzar

11 Janvier, démission ou coup d'état ?

Le 11 janvier 1992, Chadli Bendjedid, le président de l’Algérie à l’époque, a démissionné de son poste. Sa démission est survenue après une série de protestations et de troubles en Algérie, qui ont débuté après l’annulation des élections législatives de 1991. Certains considèrent la démission de Chadli comme un coup d’État, tandis que d’autres soutiennent qu’il s’agissait d’une décision personnelle prise par le président en réponse aux pressions populaires et politiques. Quoi qu’il en soit, la démission de Chadli a marqué le début d’une période de transition difficile pour l’Algérie, qui a été marquée par des conflits politiques et des violences.

  • 11 Janvier 1992     Le président Chadli et forcé par les militaires de démissionner
  • 4 janvier 1992  Dissolution de l’assemblée populaire nationale
  • 26 décembre 1991 le fils remportent les élections législatives pluralistes
  • 30 juin 1991       Arrestation des dirigeants du fils Abassi Madani et Ali benhadj
  • 5 juin 1991        Proclamation de l’état de siège au report des élections législatives Mouloud hamrouche est destitué du chef le poste de chef de gouvernement c’est Ahmed Rosalie lui succède
  • 25 mai 1991        Le front islamique du salut appelle à une grève générale illimité
  • 26 décembre 1990 L’assemblée populaire nationale adopter un projet de loi sur la généralisation l’utilisation de la langue arabe
  • 30 octobre 1990 Démission de la barbe état de l’assemblée populaire nationale Abdelaziz Notre Dame lui succède
  • 25 juillet 1990   Le général nezzar est nommé ministre de la défense
  • 12 juin 1990        Le front islamique du salut remporter la majorité dans les élections locales 853 communes sur un total de 1541
  • mars 1990           Le mouvement des femmes commémore le 8 mars aux manifestants contre le code de la famille
  • 25 janvier 1990 Le mouvement culturel berbère organisé une manifestation à Alger
  • 22 août 1989      Agrément du froid agrément du front de force islamique du salut par le ministère de l’Intérieur
  •          –                      La Ligue de la Daawa musulmane manifeste près de l’assemblée populaire nationale
  • 3 mars 1989       Démission des cadres de l’armée du comité central du Front de libération national
  • 23 février 1989 Référendum sur la constitution et l’instauration du multipartisme
  •  

5 octobre 1988

En octobre 1988, l’Algérie a été le théâtre de violentes manifestations et émeutes qui ont marqué le début d’une période de changements politiques majeurs dans le pays.

Le 5 octobre 1988, des milliers de jeunes Algériens sont descendus dans les rues d’Alger pour protester contre le chômage, la corruption et les conditions économiques difficiles. Les manifestations ont rapidement dégénéré en émeutes, avec des pillages, des incendies criminels et des affrontements avec la police.

Le gouvernement algérien a déployé l’armée et la police pour réprimer les manifestations, mais la violence s’est propagée à travers le pays, avec des manifestations et des émeutes dans plusieurs villes algériennes.

Le 10 octobre, le président Chadli Bendjedid a annoncé une série de réformes politiques visant à répondre aux revendications des manifestants. Il a notamment levé l’état d’urgence, autorisé la création de partis politiques autres que le Front de libération nationale (FLN) au pouvoir, et annoncé des élections libres.

Ces réformes ont marqué un tournant dans l’histoire politique de l’Algérie, qui a vu l’émergence d’un système multipartite et la fin de la domination du FLN. Des élections ont été organisées en 1990, mais ont été annulées après la victoire écrasante du Front islamique du salut (FIS), un parti islamiste radical.

La crise politique qui a suivi a conduit à une décennie de violence et de conflit en Algérie, connue sous le nom de la “décennie noire”.

 

  • 6 février 1989  Le président Chadli en visite au Maroc
  • 22 décembre 1988 Réélection de chedly Ben j’ai dit président de la République pour un 3e mandat
  • 9 novembre 1988 Kasdi Marbah est désigné chef du gouvernement au remplacement de Abdelhamid Brahimi
  • 29 octobre 1988 Destitution de Mohamed Cherif secrétaire général du parti, Messaâdia et lakhal Ayat  et directeur de la sécurité militaire 
  • 4-5 octobre 1988 Evénements d’octobre. Émeutes dans plusieurs villes du pays et confrontations avec les forces de l’ordre public : dégâts matériels, more, arrestations, nombre k de torture et de dépassement

  • 10 juin 1988         Rencontre au sommet des chefs d’État maghrébins à zéralda Alger
  • 16 mai 1988          Rétablissement des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Maroc
  • 7 avril 1987            Assassinat de Ali Mecili, avocats est membre fondateur du front des forces socialistes attends À Paris
  • 26 février 1987    Renouvellement des députés de l’Assemblée nationale algérienne
  • 8 novembre 1986 Evénements de Constantine. Manifestation des étudiants
  • 17 janvier 1986      Arrestation de Ali Yahia Abdenour président de la Ligue algérienne de défense les droits de l’homme
  • 16 janvier 1986      Référendum sur l’enrichissement de la charte nationale
  • 25 décembre 1985 Procès des partisans de l’ancien président Ahmed Ben Bella sous le chef d’inculpation de détention d’armes et d’atteinte à la sécurité de l’état à la ligne
  • 24-26 décembre 1985 Réunion du 5e congrès le Front de libération nationale
  • 15 décembre 1985 Procès des membres de la Ligue algérienne des droits de l’homme
  • 4 mai 1985             Evènements de la Casbah :confrontation entre les citoyens et les forces de l’ordre. Arrestation des fondateurs et des membres de la Ligue algérienne des droits de l’homme
  • 24 octobre 1984    Réhabilitation de la mémoire des martyrs des personnalités de la révolution et leur élimination au cimetière (Abane Ramdane, Krim Belkacem, Laouachria, Lamouri …)
  • 13 janvier 1983      Réélection de Chadli Bendjedid pour un 2e mandat
  • 26 février 1983      Rencontre Chadli-Hassan II
  • 17 décembre 1982 Pour la première fois, le président Chadli Bendjedid est en visite en France. Une première pour un président algérien.
  • 2 novembre 1982  Evènements de Benaknoun à l’université d’Alger, confrontation entre islamistes et gauchiste. Assassinat de l’étudiant Kamal Amzal.
  • Juillet 1982              Procès des inculpés dans l’affaire de captivité Cap-Sigli
  • 10 octobre 1981     Visite du président François Mitterrand en Algérie
  • 19 mai 1981             Confrontation entre islamistes et gauchistes à l’université d’Alger
  • 11-16 mars 1980    Après l’interdiction d’une conférence de Mouloud Mammeri, plusieurs manifestations et confrontations ont eu lieu dans la région de Kabylie (le printemps berbère).
  • 8 mars 1979            Nomination au poste de Premier ministre monsieur Mohamed Ben Ahmed Abdel rani
  • 7 février 1979         Candidat de l’armée et secrétaire général du Front de libération nationale depuis le 4e congrès Chadli Bendjdid est élu président de la République

  • 27 janvier 1979 réunion du 4e congrès du FLN
  • 20 novembre 27 décembre 1978 décès du Président Boumédiène après un long coma à la suite d’une maladie soudaine et étrange
  • 27 avril 1977 constitution du dernier gouvernement sous le régime de Boumédiène
  • 10 décembre 1976 élection du candidat unique du Front de libération nationale à la présidence Boumédienne
  • 19 novembre 1976 référendum sur la constitution
  • 27 juin 1976 référendum sur le projet de la Charte nationale
  • 12 mai 1976 suppression de l’enseignement privé
  • Janvier – 7 mars 1976 détérioration des relations algéro-marocaine et rupture des relations diplomatiques à cause de la question du Sahara occidental
  • 3 juin 1974 d Mort de Messali El Hadj à Paris
  • 28 décembre 1973 institution de la médecine gratuite
  • 10 décembre 1973 mort du ministre de l’Intérieur Medeghri dans des conditions mystérieuses
  • 19 juin 1973 nationalisation du pétrole
  • 23 mars 1973 création de l’Union nationale des paysans algériens
  • 16 novembre 1971 décret sur la gestion socialiste des entreprises
  • 14 juillet 1971 institution de la réforme agraire
  • 24 février 1971 nationalisation des hydrocarbures
  • 16 avril 1971 institution du service national
  • 15 janvier 1971 dissolution de L’union des étudiants algériens
  • 20 octobre 1970 assassinat de Krim Belkacem à frankfort
  • 15 janvier 1969 accord avec le Maroc qui renonce à ses revendications frontalières sur Tindouf et signature de l’accord de Tlemcen sur les frontières algéro-marocaine le 27 mai 1970
  • 7 février 1968 grève des étudiants de l’université d’Alger fermeture de l’université pendant durant 3 semaines
  • 1 février 1968 retrait des forces françaises de Marce El  Kebir
  • 15 décembre 1967 le colonel Chabani échoue dans sa tentative de renverser le pouvoir, remaniement au sein de l’armée
  • Octobre 1967 Krim Belkacem et Slimane amirat créent un mouvement d’opposition à l’étranger
  • Mai 1967 l’armée française quitte les bases de Regan et Bechar
  • 5 février 1967 premières élections locales après l’indépendance
  • Le 3 janvier 1967 assassinat de Mohamed Khider à Madrid
  • 7 mai 1966 nationalisation des mines
  • 26 janvier 1966 après l’interdiction du Parti communiste algérien et sa dissolution en novembre 1962, constitution du parti de l’avant-garde socialiste.
  • 5-10 juillet 1965 Boumediene abroge la constitution, annonce la mise en place d’un nouveau gouvernement et proclame la légitimité historique
  • 19 juin 1965 le ministre de la défense, Boumediene annonce la prise de pouvoir par le conseil de la révolution après l’éviction de Ben Bella et son emprisonnement

  • 17 septembre 1964 arrestation de Hocine ait Ahmed et sa condamnation à mort, cependant il réussit à s’évader de la prison d’El Harrach
  • 30 juin 1964 fin de la rébellion du colonel Chabani qui est exécuté après son jugement le 2 septembre 1964
  • Juillet 1964 Mohammed Khider est en exil, Ait Ahmed et le colonel Chabani constituent le comité national de défense de la révolution
  • Mars 1964 la Charte d’Alger
  • 20 février 1964 signature d’un accord avec le Maroc sur le désarmement des frontières
  • 4 novembre 1963 cessez-le-feu avec le Maroc
  • 3 octobre 1963 Ben Bella suspend la constitution et s’octroie les pleins pouvoirs
  • 29 septembre 1963 rebellions initiée par le chef du front des forces socialistes, Hocine Ait Ahmed, soutenu par le colonel Mohamed El Hadj : des centaines de morts suite à des confrontations avec l’armée. Le colonel Mohamed El Hadj s’en désolidarise dès le déclenchement de la guerre des frontières avec le Maroc (8 octobre -15 novembre 1963)
  • 15 septembre 1963 Ben Bella est élu président de la République

  • 8 mai 1963 la la première constitution 
  • 29 septembre 1962 constitution du premier gouvernement algérien
  • 25 septembre 1962 déclaration de la naissance de la République algérienne
  • 20 septembre 1962 élection de la première assemblée constituante
  • 3 septembre 1962 discussion du gouvernement provisoire. L’agélène des frontières on rentre sur Alger et prend le pouvoir avec la coalition de Thompson après de violents affrontements entre les wilayas qui soutenait le gouvernement provisoire et l’armée des frontières hilairequi.se tenait d’état-major général
  • été 1962 course au pouvoir commence entre le groupe de Thompson constitué par Ahmed Ben Bella le colonel Houari boumédiène état-major général avec la première 5e et 6e oulaya et le groupe de 10 Ouzou constitué de Kim Racing Mohamed Boudiaf et la 2e et 3e et 4e wilaya et la fédération de France
  • 5 juillet 1962 déclaration de l’indépendance En Algérie

 

Indépendance

L’indépendance de l’Algérie est survenue le 5 juillet 1962, après plus de sept années de guerre d’indépendance contre la France. Le Front de libération nationale (FLN) a mené une lutte armée contre l’armée française et les colons européens en Algérie depuis le 1er novembre 1954.

Le conflit a été marqué par des combats brutaux et des violences des deux côtés, avec des actes de terrorisme, des massacres, des tortures et des exécutions sommaires. Des milliers de personnes ont été tuées dans le conflit, principalement des civils algériens, mais aussi des soldats français et des colons européens.

Le 18 mars 1962, les accords d’Evian ont été signés entre les représentants du FLN et du gouvernement français, établissant un cessez-le-feu et prévoyant l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour l’Algérie. Le référendum, tenu le 1er juillet 1962, a abouti à une écrasante majorité en faveur de l’indépendance.

Le 3 juillet 1962, le général de Gaulle, président français, a prononcé un discours à Alger annonçant la fin de la guerre et la reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie. Deux jours plus tard, l’Algérie est devenue officiellement indépendante, avec Ahmed Ben Bella, un leader du FLN, comme premier président.

L’indépendance de l’Algérie a marqué la fin de la présence coloniale française en Afrique du Nord, mais a également entraîné des bouleversements politiques et sociaux majeurs pour l’Algérie. Le pays a dû faire face à de nombreux défis pour se reconstruire et se développer en tant que nation indépendante, notamment la construction d’une économie stable et la consolidation de son gouvernement et de ses institutions.

 

Colonisation française

Crisé été 1962

La crise de l’été 1962 en Algérie fait référence à une période de violence et d’instabilité qui a suivi l’indépendance de l’Algérie en juillet 1962, après la signature de l’Accord d’Evian.

La crise a été marquée par des affrontements entre différentes factions du mouvement indépendantiste algérien, y compris le Front de libération nationale (FLN) et l’Armée de libération nationale (ALN). Les différents groupes se disputaient le pouvoir et le contrôle du territoire algérien, et ont mené des attaques et des assassinats les uns contre les autres.

Les pieds-noirs, les Français d’Algérie, étaient également visés dans cette période. Ils ont été victimes de représailles de la part de certains groupes indépendantistes, qui considéraient les pieds-noirs comme des symboles de la colonisation française et de l’oppression des Algériens.

En outre, les forces françaises ont également joué un rôle dans cette crise, cherchant à maintenir leur influence en Algérie et à protéger les intérêts des pieds-noirs. Les troupes françaises ont mené des opérations militaires contre certains groupes indépendantistes, exacerbant la violence et l’instabilité dans le pays.

La crise de l’été 1962 a finalement pris fin avec l’arrivée au pouvoir du Front de libération nationale (FLN), qui a établi un gouvernement provisoire en septembre 1962. Le FLN a travaillé à la consolidation de son pouvoir et à la reconstruction du pays, mais la violence et l’instabilité ont continué à affecter l’Algérie pendant de nombreuses années. La période de la crise de l’été 1962 reste un moment marquant de l’histoire de l’Algérie post-coloniale, qui a vu la naissance d’un nouvel État indépendant et le début d’un processus de construction nationale complexe.

 

  • 5juillet1962 : Indépendance de l’Algérie. Massacre à Oran de 1500 Pieds-Noirs, le Général Katz n’intervient pas.
  • 1er juillet 1962 référendum sur l’auto-détermination. Le peuple algérien plébiscite sur l’indépendance
  • 28 juin 1962 : Dernier groupe OAS quitte Oran.
  • 17 juin 1962 : Accords de cessez-le-feu à Alger entre OAS et FLN. Accords Susini- Farès, capitulation de l’OAS à Oran.
  • 1er juin 1962 : l’OAS annonce la trêve des attentats, qui reprendront le 6 juin.
  • 20 mai 1962 : Début des négociations.
  • 19 mai 1962 : Pont aérien pour les rapatriés.
  • Mai 1962 : Politique de la terre brûlée par OAS.
  • 26 avril 1962 : Fusillades à Oran. Gendarmes / OAS.
  • 8 avril 1962 : Référendum en France sur les accords d’Evian. 90% de oui. Les Pieds-Noirs n’auront pas le droit de voter sur leur propre destin.
  • 7 avril 1962 installation de l’exécutif provisoire présidé par Abderrahmane farès ayant pour mission de gérer la passation de pouvoir gouvernement algérien et de négocier avec les autorités françaises
  • 29 mars 1962 : l’OAS tente de soulever les Européens d’ Oranie.
  • 26 mars 1962 : Fusillade rue d’Isly. L’armée tire pour briser une manifestation pacifique. 80 morts, 200 blessés.
  • 23 mars 1962 : Fusillades OAS/Forces de l’Ordre.
  • 19 mars 1962 : Cessez-le-feu à 12h00.

Accord d'Evian

L’Accord d’Evian est un accord de paix historique signé le 18 mars 1962 entre la France et le Front de libération nationale (FLN), mettant fin à la guerre d’indépendance algérienne qui avait duré plus de sept ans. Cet accord a également abouti à la proclamation de l’indépendance de l’Algérie le 5 juillet 1962.

L’Accord d’Evian a été négocié pendant plusieurs mois en Suisse, sous la médiation de la communauté internationale. Les négociations ont été difficiles et complexes, car elles ont porté sur des questions sensibles telles que la reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie, la répartition des richesses et des terres, le rapatriement des pieds-noirs (les Français d’origine européenne) et la question de l’autodétermination de la population sahraouie dans le Sahara occidental.

L’Accord d’Evian a finalement prévu la fin de la domination française en Algérie et l’indépendance de l’Algérie. Il a également établi des dispositions pour la répartition des richesses et des terres, ainsi que pour le rapatriement des pieds-noirs. Cependant, la question de l’autodétermination de la population sahraouie dans le Sahara occidental n’a pas été résolue par l’accord.

L’Accord d’Evian a été signé par le gouvernement français, le FLN et l’Algérie française (une organisation représentant les pieds-noirs et les partisans de l’Algérie française). L’accord a été soumis à un référendum en Algérie, qui a été approuvé par une écrasante majorité de la population algérienne.

L’Accord d’Evian a mis fin à une longue période de conflit et de violence en Algérie et a jeté les bases pour la création d’un État algérien indépendant. Cependant, l’héritage de la guerre d’indépendance algérienne et de la colonisation française continue d’influencer la société et la politique en Algérie et en France aujourd’hui.

 

  • 18 mars 1962 signature des accords d’avions par Karim Belkacem, vice-président du gouvernement provisoire et parler ministre Robert buron Jean broglie et Louis joxe
  • 7-18 mars 1962 : Conférence d’Evian. Accords.
  • 11 février 1962 : Négociation aux Rousses.
  • 8 janvier 1962 : Purge interne dans l’OAS.
  • 20 octobre 1961 : Bidault fonde le Conseil National de la Résistance (CNR) avec Soustelle et le Général Gardy.
  • Août -Septembre 1961 : Nombreux attentats FLN et OAS en Algérie.
  • 20 juillet 1961 : Reprise des négociations à Lugrin, ajournée le 28 à cause du Sahara.
  • 11juillet1961: Contumace des auteurs du putsch.
  • 20 mai 1961 : Ouverture de la conférence d’Evian. Les pourparlers seront rompus le 13juin à cause du statut du Sahara et des garanties de la minorité européenne.
  • 22-25 avril 1961 : Putsch des généraux (Challe, Jouhaud, Zeller, Salan) à Alger.
  • 2 mars 1961 : Fin du procès des Barricades (ouvert le 3 novembre 1960). Acquittement.
  • Février 1961 : Fondation de l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS) en Espagne par Lagaillarde.
  • 8 janvier 1961: Référendum sur l’autodétermination : oui à 75% en métropole, et 70% en Algérie.
  • 19 décembre 1960 : I’O.N.U. reconnaît le droit du peuple algérien à l’autodétermination.
  • 9-13 décembre 1960 : De Gaulle en Algérie, violentes manifestations à Alger et Oran.
  • 25 juin 1960 : Entretiens de Melun, rupture des négociations quand le GPRA constate qu’il s’agit de négocier le cessez-le-feu.
  • 3-5 mars 1960 : 2e tournée des popotes. Nécessité d’une victoire complète des armées françaises et droit de la France à rester en Algérie, mais on parle d’une “Algérie algérienne liée à la France”.
  • Février 1960 : Bigeard et Godard limogés.
  • 24 janvier- 1er février 1960 : Semaine des barricades à Alger avec Pierre Lagaillarde.
  • 28 novembre 1959 : Ben Bella et quatre dirigeants, arrêtés en 1956, désignés comme négociateurs par le FLN.
  • 16 septembre 1959 : “1”~ tournée des popotes”
  • De Gaulle propose sécession, francisation, association.
    Refusées par le GPRA le 28 septembre, qui exige, préalablement à toute discussion, l’indépendance totale.
  • 27-31 août 1959 : De Gaulle en Algérie. “Moi vivant, jamais le drapeau FLN ne flottera sur l’Algérie”.
  • 23 octobre 1958 : De Gaulle propose “La paix des Braves”, rejetée le 25 parle GPRA.
  • 19 septembre 1958 : Gouvernement Provisoire de la République algérienne (GPRA) formé au Caire.
  • 6 juin 1958 : Salan concentre les pouvoirs civils et militaires.
  • 4 juin 1958 : De Gaulle à Alger : “je vous ai compris”. A Mostaganem, il emploie pour la seule fois l’expression “Algérie Française”.
  • 13 mai 1958 : Grève générale à Alger décrétée par les Anciens Combattants. Les manifestants prennent l’immeuble du Gouvernement Général.
  • 9 mai 1958 : Exécution de trois militaires français par le FLN.
  • Janvier 1958 : La frontière tunisienne est bouclée par la ligne Morice. (barrage électrifié). Début de l’exploitation pétrolière au Sahara.
  • 28 janvier 1957 : Grève générale décidée par le FLN, brisée par l’armée. Différentes batailles secoueront l’Algérie durant toute l’année.
  • 7 janvier 1957 : le Général Massu est chargé du maintien de l’ordre à Alger. Début de la bataille d’Alger gagnée en Juillet.
  • Avril 1956: – Dissolution de l’Assemblée Algérienne.

Congrès de la Soummam

Le Congrès de la Soummam est un événement historique qui a eu lieu en Algérie en août 1956, pendant la guerre d’indépendance algérienne contre la France. Il a été organisé par le Front de libération nationale (FLN), qui était alors le principal mouvement de libération algérien.

Le Congrès de la Soummam a été organisé dans la région montagneuse de la Soummam, dans la Kabylie orientale. Il a réuni des dirigeants du FLN et des représentants de divers groupes de combattants algériens pour discuter de la stratégie de la guerre d’indépendance et pour établir une direction unifiée pour le mouvement de libération.

Le Congrès de la Soummam a abouti à la création d’un Comité de coordination et d’exécution, dirigé par le célèbre leader de la guerre d’indépendance algérienne, Abane Ramdane. Ce comité a établi une stratégie de guerre basée sur la guérilla et l’insurrection, avec des objectifs politiques clairs pour l’indépendance algérienne. Il a également établi des règles de discipline pour les combattants et a organisé la mise en place d’un système de communication et de coordination efficace.

Le Congrès de la Soummam a également établi des principes fondamentaux pour l’organisation et la stratégie du mouvement de libération algérien. L’un de ces principes est le principe de la primauté de l’intérieur sur l’extérieur et du politique sur le militaire.

Le principe de la primauté de l’intérieur sur l’extérieur signifie que la direction du mouvement de libération devait être établie à l’intérieur de l’Algérie plutôt qu’à l’étranger. Cela a été considéré comme essentiel pour assurer l’unité et la cohérence du mouvement, ainsi que pour éviter les influences étrangères et les divisions internes.

Le principe de la primauté du politique sur le militaire a également été établi pour garantir que la lutte pour l’indépendance de l’Algérie soit menée avec des objectifs politiques clairs et une vision à long terme pour l’avenir de l’Algérie en tant qu’État indépendant et souverain.

Ces principes ont contribué à renforcer l’organisation et la direction du mouvement de libération algérien, ainsi qu’à établir une stratégie de lutte efficace qui a finalement conduit à l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Le Congrès de la Soummam est considéré comme un tournant dans la guerre d’indépendance algérienne. Il a permis de renforcer la direction et l’organisation du mouvement de libération, ainsi que la coordination entre les différents groupes de combattants. Il a également établi des objectifs politiques clairs pour l’indépendance de l’Algérie et a jeté les bases pour la création d’un État algérien indépendant en 1962.

 

  • Avril 1956: – Dissolution de l’Assemblée Algérienne.
  • -Arrivée du contingent
    – Echec des négociations secrètes.
    – Ferhat Abbas et le Chef des Oulémas rallient le FLN au Caire.
  • 2 février 1956 : Soustelle quitte Alger.
  • 30 août 1955 : Etat d’urgence pour toute l’Algérie.
  • 16 Mai 1955 : Effectifs militaires portés à 100.000 hommes.
  • 31 mars 1955 : L’état d’urgence est déclaré (Aurès, Kabylie).
  • 12 janvier 1955 : Jacques Soustelle, Gouverneur Général.

Guerre de libération

Le 1er novembre 1954, le Front de Libération Nationale (FLN) a lancé une série d’attaques coordonnées contre les forces coloniales françaises en Algérie. Ce jour est considéré comme le début de la guerre d’indépendance algérienne, qui a duré huit ans et a pris fin en 1962 avec l’indépendance de l’Algérie.

Le FLN, qui avait été fondé en 1954, avait pour objectif de mettre fin à la domination coloniale française en Algérie et de créer un État indépendant. Les attaques du 1er novembre ont été menées par des groupes de combattants du FLN dans plusieurs régions d’Algérie, visant principalement des cibles militaires et des installations de communication.

La réaction de l’armée française a été brutale, avec des représailles sanglantes contre les combattants du FLN et les civils soupçonnés de les soutenir. La guerre d’indépendance algérienne a été marquée par de nombreux actes de violence, de torture et de répression, ainsi que par des luttes politiques internes entre les différents mouvements de libération.

Le conflit a finalement pris fin avec la signature des accords d’Evian en 1962, qui ont reconnu l’indépendance de l’Algérie et ont mis fin à 132 ans de domination coloniale française. Le 1er novembre est depuis devenu un jour férié national en Algérie, célébré comme la fête de la Révolution.

 

  • 20 septembre 1947 : Vote du statut de l’Algérie : “Groupe de départements dotés de la personnalité civile et de l’autonomie financière “.
  • 8 mai 1945 : Echec d’un soulèvement dans le Constantinois. 109 Européens massacrés. Répression jusqu’au 26 mai.
  • 8 novembre 1942 : Débarquement allié. Alger, siège du Gouvernement Provisoire de la République Française.
  • 1930 : Centenaire de l’Algérie française.

Le mouvement national

Le mouvement national en Algérie a émergé au début du 20ème siècle, en réponse à la colonisation française de l’Algérie. Les Algériens ont cherché à défendre leur culture, leur langue et leur identité contre les politiques d’assimilation forcée mises en place par les autorités coloniales.

Le mouvement national a connu plusieurs phases au fil des ans. Au début du 20ème siècle, les Algériens ont commencé à former des associations culturelles et politiques, telles que l’Association des Oulémas Musulmans Algériens en 1931, pour promouvoir leur culture et leur identité.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux Algériens ont combattu aux côtés des forces françaises contre l’Allemagne nazie, mais cette expérience a également stimulé la conscience nationale et la demande d’indépendance.

Dans les années 1950, le Front de Libération Nationale (FLN) a été fondé pour mener une lutte armée contre la domination coloniale française. Cette période a été marquée par des actes de violence, de répression et de torture de part et d’autre.

En 1962, les accords d’Evian ont été signés, reconnaissant l’indépendance de l’Algérie et mettant fin à la domination coloniale française. Cependant, les séquelles de la guerre d’indépendance ont laissé des cicatrices profondes sur la société algérienne, et le pays a dû faire face à de nombreux défis dans les décennies qui ont suivi.

Le mouvement national en Algérie a eu un impact durable sur la société et la politique algériennes. La lutte pour l’indépendance a suscité une fierté nationale et une solidarité parmi les Algériens, mais elle a également laissé des tensions et des divisions persistantes qui ont influencé l’histoire de l’Algérie jusqu’à nos jours.

 

  • 1er Août 1919 : Loi accordant une représentation accrue des musulmans aux organismes représentatifs.
    Le Maghreb tout entier participe pleinement et volontairement à la première guerre mondiale..
    Le Parlement reconnaît l’égalité entre Européens et Indigènes.
  • 4 février 1919 : Accès des Indigènes aux affaires locales.
  • -917 : Avec la soumission à Lyautey, aux confins algéro-marocains des dernières tribus, la pacification est achevée.
  • 1914 : Mobilisation en Algérie.
  • 1909 : Création de l’Université d’Alger.
  • 1904 : Construction d’une Medersa à Alger.
  • 18 avril 1904 : Occupation du Sahara.
  • 29 décembre 1900 : Dotation d’une personnalité civile. Parallèlement se réalise la pacification du Sahara. Un corps de méharistes, les “Compagnies des Oasis” est créé et mis à la disposition du Colonel Laperine. Cette région forme en 1902 “Les Territoires du Sud”, placés sous commandement militaire.
  • 23 Août 1898 : Création des délégations financières.
  • 31 décembre 1896 : Un décret met fin à la centralisation excessive et rend au Gouvernement Général la haute main sur les services.
  • 1892 : Créations des Sociétés de Prévoyance pour les Indigènes.
  • 26 juin 1889 : Naturalisation des étrangers nés en Algérie.
  • 1881 : Code de l’Indigénat.
  • 28 Août 1881: Rattachement des affaires locales à Paris.
  • 1879 : Albert Grévy est nommé premier gouverneur civil. Il tente une politique de rattachement.
  • 27 juillet 1873 : Loi Warnier. Développement de la colonisation.
  • Novembre 1871 : Soumission de la Kabylie par le Général de Gueydon. Sous l’administration de de Gueydon, les Alsaciens-Lorrains arrivent en masse en Algérie pour rester Français.
  • 14 mars 1871 : Mokrani déclenche le soulèvement kabyle. fi veut déclencher la guerre sainte, mais le reste de l’Algérie ne suit pas.
  • 24 octobre 1870 : Le Décret Crémieux confère la qualité de citoyen français aux juifs d’Algérie. Ce même décret assimile les Indigènes musulmans aux étrangers.
  • 4 septembre 1870 : avènement de la 3e République.
  • 9 mars 1870 : L’Algérie dépend du Ministère de l’Intérieur et non plus du Ministère de la Guerre. Le régime civil est établi. Cette conquête a nécessité la mort de 50 000 métropolitains en 40 ans.
  • 1866 : Dernière famine en Algérie.

Le Royaume Arabe

 

Le Royaume arabe de Napoléon est une notion qui n’a jamais existé en Algérie. Il est vrai que Napoléon Bonaparte a projeté d’établir un empire en Orient, comprenant notamment l’Algérie, mais ce projet n’a jamais été concrétisé.

En 1803, Napoléon avait envoyé une expédition en Égypte et en Syrie, avec l’objectif de couper les routes commerciales britanniques vers l’Inde. Cependant, cette expédition a été un échec et a abouti à la défaite de Napoléon en Égypte.

Par la suite, Napoléon a envisagé de créer un royaume arabe dans la région, avec lui-même à sa tête. Mais ce projet n’a jamais été mis en place, en grande partie en raison de la résistance farouche des populations locales.

En Algérie, la colonisation française a commencé à partir de 1830, sous le prétexte de protéger les intérêts économiques français et de lutter contre la piraterie dans la région. Ce fut le début d’une longue période de domination coloniale française en Algérie, qui a duré jusqu’à l’indépendance de l’Algérie en 1962.

 

  • 14 juillet 1865 : Signature par Napoléon III du Senatus Consulte, déclarant français les indigènes musulmans et israélites, précisant qu’ils restent régis par la loi musulmane ou par la loi mosaïque. Ce Senatus Consulte n’eut pratiquement aucun écho auprès des populations autochtones, qui craignaient une tentative de conversion religieuse.
  • 1865 : Deuxième voyage de Napoléon III.
  • 1864 : Rébellion de Si Sliman dans les Adjers.
  • 1860 : Premier voyage de Napoléon III.
  • 1857 : Soumission de la Kabylie.
  • 29 novembre 1854 : Occupation de Ouargla et de Touggourt.
  • 1852 : Occupation de Laghouat.
  • 1851 : Création de la Banque d’Algérie. L’Algérie est dotée d’un système bancaire et monétaire qui vient remplacer le troc.
  • 23 décembre 1847 : Après une alternance de succès et d’échecs, Abd-El-kader fait sa soumission à Lamoricière. Pendant que la pacification se poursuit, les Français commencent à structurer le pays. Des routes sont tracées, des villages sont créés, des régions entières sont défrichées, asséchées, assainies et rendues cultivables. Un service sanitaire est créé, et c’est la fin des famines et des épidémies qui dévastaient le pays.
  • 14 Août 1844 : l’armée marocaine est vaincue par Bugeaud sur les bords de l’Oued Isly.
  • 16 mai 1843 : Abd-El-Kader perd sa Smala grâce à un coup d’éclat du Duc d’Aumale. Abandonné de tous, il demande de l’aide au Sultan du Maroc.
  • 1842 : Prise deTlemcen.
  • 1841 : Le Général Bugeaud est nommé gouverneur d’Algérie et poursuit sa lutte contre Abd El Kader.
  • 1839 : Reprise de la rébellion par Abd-ElKader.
  • 31 oct 1838 : Le nom Algérie apparaît pour la 1e fois.
  • 14 oct 1837 : Prise de Constantine
  • 1837 : Construction de la colonnade de Djemaa Kebir.
  • 30 mai 1837 : Traité de la Tafna. Ce traité, désastreux pour la France, reconnaît l’autorité d’Abd-El-Kader sur une partie du Titteri qu’il n’avait jamais revendiquée. Le prestige d’Abd-El-Kader auprès des populations autochtones s’en trouve considérablement renforcé.
  • 1836 : Le Général Bugeaud est envoyé en Algérie. Homme de la pacification de l’Algérie jusqu’aux confins sahariens, élu et réélu député, il prend nettement position contre l’occupation du pays. Dès son arrivée en Algérie, il modifie la stratégie de l’armée en créant des colonnes très mobiles.
  • 1833 : Prise de Mostaganem et de Bougie.
  • 1832 : Abd-El-Kader entre en rébellion. Profitant du manque de directives données à l’armée française, Abd-El-Kader, s’étant proclamé Emir, prend la tête d’une résistance à laquelle il veut donner la forme de guerre religieuse.
  • Mars 1832 : Prise de Bône.
  • Janvier 1831 : Prise d’Oran et d’Arzew.
  • 14 juin 1830, l’armée française commence son débarquement à Sidi-Ferruch. Charles X comptant sur cette opération pour sauver son trône, avait préparé cette expédition très soigneusement. Après la prise du Camp de Staouêli et du Fort-l’Empereur, la prise d’Alger n’est plus qu’une question de négociations. Hussein Dey s’incline le 15 juillet contre la promesse de la vie sauve pour lui et les Janissaires. Tous les Turcs doivent quitter le Maghreb en emportant leurs biens.

Moyen âge et période classique

  • 1827 : blocus d’Alger par la France
  • 1826 – 1837 : gouvernance du dernier bey de Constantine, Ahmed Bey
  • 1818 – 1830 : gouvernance du dernier dey, Hussein Dey ; expéditions dans le Mzab et le Souf ; révoltes en Oranie et dans le Constantinois
  • 1809 – 1815 : répressions contre les tribus dissidentes en Oranie et dans l’Algérois
  • 1798 – 1808 : luttes contre les confréries religieuses Derkaoua et Tidjaniya
  • 1792 : libération d’Oran par le bey Mohamed el Kebir et rétablissement de l’ordre grâce à une réduction importante de l’impôt 
  • 1771 – 1792 : gouvernance de Salah Bey à Constantine , le plus célèbre bey de la province réputé pour son administration
  • 1766 – 1791 : gouvernance du dey Mohamed Ben Othmane, remarquable organisateur
  • 1745 – 1748 : gouvernance du dey Ibrahim Kouchouk ; révolte des Kouloughlis à Tlemcen, soulèvements populaires
  • 1732 – 1745 : gouvernance de Baba Ibrahim Dey ; dégradation des relations avec les consuls d’Europe
  • 1732 : réoccupation de Mers el-Kébir et d’Oran par les Espagnols
  • 1708 : libération de Mers el-Kébir et d’Oran de l’occupation espagnole
  • 1700 – 1705 : gouvernance du dey Hadj Mustapha ; victoires sur les marocains et les tunisiens ; épidémie de peste à Alger et ses environs qui fait des dizaines de milliers de morts
  • 1688 – 1695 : gouvernance du dey Hadj Chabane, qui attaque Tunis et repousse les attaques marocaines
  • 1682 – 1688 : bombardements français sur Alger
  • 1671 – 1682 : avènement du premier dey, Mohamed Trik ; attaque espagnole contre Tlemcen, attaque marocaine repoussée et attaque française contre Alger

Époque des deys

  • 1671 : assassinat du denier agha, Ali Agha et avènement du pouvoir des deys
  • 1659 – 1671 : quatre aghas se succèdent à la gouvernance de la régence

Époque des aghas

  • 1659 : fin de l’époque des pachas triennaux et avènement du gouvernement des aghas ; le Sultan reconnait l’autorité du diwan de choisir le gouvernement et de mener la politique étrangère
  • 1554 : fin du règne de la dynastie des Zianides
  • 1654 : expédition française contre Alger
  • 1648 : résistance à une attaque marocaine dans le beylicat de l’Ouest
  • 1638 : insurrection dans le Nord constantinois
  • 1637 – 1639 : destruction des bastions de France
  • 1626 – 1633 : insurrection militaire et expulsion des Kouloughlis et des Maures de la milice par les janissaires
  • 1622 : expédition hollandaise contre Alger
  • 1614 : accord de délimitation de la frontière algéro-tunisienne
  • 1609 – 1610 : afflux d’un grand nombre d’andalous fuiyant la reconquista
  • 1599 – 1603 : révolte populaire contre l’impôt
  • 1589 – 1595 : expéditions en Kabylie

Époque des pachas 

  • 1587 : fin de l’époque des beylerbey et avènement des pachas triennaux.
  • 1580 – 1582 : révolte des corsaires
  • 1568 – 1571 : arrivée des immigrés andalous
  • 1567 : révolte et installation d’un bey à Constantine
  • 1563 : établissement du beylik de l’Ouest, avec Mazouna comme capitale
  • 1561 : répression de la révolte des janissaires
  • 1559 : répression de la révolte des At Abbes, Ahmed Amokrane reconnait la tutelle turque
  • 1558 : nouvelle victoire ottomane sur les Espagnoles à Mostaganem
  • 1555 : libération de Béjaïa
  • 1553 : révolte des At  Abbes, alliés des ottomans par le passé
  • 1547 : réoccupation de Tlemcen par les Espagnols
  • 1552 – 1556 : extension de la régence d’Alger jusqu’à Ouargla et Touggourt sous le beylerbey Salah Raïs
  • 1550 : Hassan Pacha repousse les attaques marocaines sur Tlemcen et Mostagnem ; prise définitive de Tlemcen 
  • 1545 : victoire ottomane sur les Espagnols à Mostaganem
  • 1544 : Hassan Pacha désigné beylerbey ; sous son règne, la Régence connait le découpage administratif de son territoire en Beyliks

Époque des beylerbey

  • 1543 : occupation de Tlemcen par les Espagnols
  • 1541 : succession de Hassan Agha à Khayr ad-Din Barberousse, victoire sur Charles Quint et extension de la régence d’Alger jusqu’à Biskra
  • 1529 : prise du Peñón d’Alger par Khayr ad-Din.
  • 1525 : reprise d’Alger par Khayr ad-Din
  • 1522 : prise d’Annaba et de Constantine par Khayr ad-Din.
  • 1521 : prise de Collo par Khayr ad-Din
  • 1518 : prise de Tlemcen et mort d’Arudj Barberousse à El Malah ; allégeance de Khayr ad-Din Barberousse à la Sublime Porte et l’Algérie devient ottomane l’année suivante

Présence Turk

Le régence d'Alger

La régence d’Alger, est une appellation historique de l’Algérie actuelle, alors État d’Afrique du Nord, intégré à l’Empire ottoman tout en étant autonome, dont l’existence, de 1516 à 1830, a précédé la colonisation de l’Algérie par la France. Située entre la régence de Tunis, à partir de 1574, à l’Est et l’Empire chérifien, à partir de 1553, à l’ouest (et les possessions espagnoles et portugaises d’Afrique du Nord), la Régence s’étendait à l’origine dans des limites allant de La Calle à l’Est aux Trara à l’ouest et d’Alger à Biskra, et s’est ensuite déployée jusqu’aux actuelles frontières orientale et occidentale de l’Algérie.

La régence, gouvernée successivement par des sultans puis des beylerbeys, des pachas, des aghas et des deys, était formée par plusieurs beyliks qui se trouvaient sous l’autorité des beys : Constantine à l’est, Médéa dans le Titteri et Mazouna, puis Mascara et Oran à l’ouest. Chaque beylik était divisé en outan (cantons) avec à leur tête des caïds relevant directement du bey. Pour administrer l’intérieur du pays, l’administration s’appuyait sur les tribus dites « makhzen ». Ces tribus étaient chargées d’assurer l’ordre et de lever l’impôt sur les régions tributaires du pays. C’est par ce système que, durant trois siècles, l’État d’Alger a étendu son autorité sur le Nord de l’Algérie actuelle. Cependant, la société est divisée en tribus et dominée par des confréries maraboutiques ou des djouads locaux ; plusieurs régions du pays ne reconnaissent ainsi que de manière lâche l’autorité d’Alger. Tout au long de son histoire se constituent ou perdurent de nombreuses révoltes, confédérations, fiefs tribaux ou sultanats aux marges de la régence.

  • 1827 : blocus d’Alger par la France
  • 1826 – 1837 : gouvernance du dernier bey de Constantine, Ahmed Bey
  • 1818 – 1830 : gouvernance du dernier dey, Hussein Dey ; expéditions dans le Mzab et le Souf ; révoltes en Oranie et dans le Constantinois
  • 1809 – 1815 : répressions contre les tribus dissidentes en Oranie et dans l’Algérois
  • 1798 – 1808 : luttes contre les confréries religieuses Derkaoua et Tidjaniya
  • 1792 : libération d’Oran par le bey Mohamed el Kebir et rétablissement de l’ordre grâce à une réduction importante de l’impôt 
  • 1771 – 1792 : gouvernance de Salah Bey à Constantine , le plus célèbre bey de la province réputé pour son administration
  • 1766 – 1791 : gouvernance du dey Mohamed Ben Othmane, remarquable organisateur
  • 1745 – 1748 : gouvernance du dey Ibrahim Kouchouk ; révolte des Kouloughlis à Tlemcen, soulèvements populaires
  • 1732 – 1745 : gouvernance de Baba Ibrahim Dey ; dégradation des relations avec les consuls d’Europe
  • 1732 : réoccupation de Mers el-Kébir et d’Oran par les Espagnols
  • 1708 : libération de Mers el-Kébir et d’Oran de l’occupation espagnole
  • 1700 – 1705 : gouvernance du dey Hadj Mustapha ; victoires sur les marocains et les tunisiens ; épidémie de peste à Alger et ses environs qui fait des dizaines de milliers de morts
  • 1688 – 1695 : gouvernance du dey Hadj Chabane, qui attaque Tunis et repousse les attaques marocaines
  • 1682 – 1688 : bombardements français sur Alger
  • 1671 – 1682 : avènement du premier dey, Mohamed Trik ; attaque espagnole contre Tlemcen, attaque marocaine repoussée et attaque française contre Alger

Époque des deys

  • 1671 : assassinat du denier agha, Ali Agha et avènement du pouvoir des deys
  • 1659 – 1671 : quatre aghas se succèdent à la gouvernance de la régence

Époque des aghas

  • 1659 : fin de l’époque des pachas triennaux et avènement du gouvernement des aghas ; le Sultan reconnait l’autorité du diwan de choisir le gouvernement et de mener la politique étrangère
  • 1554 : fin du règne de la dynastie des Zianides
  • 1654 : expédition française contre Alger
  • 1648 : résistance à une attaque marocaine dans le beylicat de l’Ouest
  • 1638 : insurrection dans le Nord constantinois
  • 1637 – 1639 : destruction des bastions de France
  • 1626 – 1633 : insurrection militaire et expulsion des Kouloughlis et des Maures de la milice par les janissaires
  • 1622 : expédition hollandaise contre Alger
  • 1614 : accord de délimitation de la frontière algéro-tunisienne
  • 1609 – 1610 : afflux d’un grand nombre d’andalous fuiyant la reconquista
  • 1599 – 1603 : révolte populaire contre l’impôt
  • 1589 – 1595 : expéditions en Kabylie

Époque des pachas 

  • 1587 : fin de l’époque des beylerbey et avènement des pachas triennaux.
  • 1580 – 1582 : révolte des corsaires
  • 1568 – 1571 : arrivée des immigrés andalous
  • 1567 : révolte et installation d’un bey à Constantine
  • 1563 : établissement du beylik de l’Ouest, avec Mazouna comme capitale
  • 1561 : répression de la révolte des janissaires
  • 1559 : répression de la révolte des At Abbes, Ahmed Amokrane reconnait la tutelle turque
  • 1558 : nouvelle victoire ottomane sur les Espagnoles à Mostaganem
  • 1555 : libération de Béjaïa
  • 1553 : révolte des At  Abbes, alliés des ottomans par le passé
  • 1547 : réoccupation de Tlemcen par les Espagnols
  • 1552 – 1556 : extension de la régence d’Alger jusqu’à Ouargla et Touggourt sous le beylerbey Salah Raïs
  • 1550 : Hassan Pacha repousse les attaques marocaines sur Tlemcen et Mostagnem ; prise définitive de Tlemcen 
  • 1545 : victoire ottomane sur les Espagnols à Mostaganem
  • 1544 : Hassan Pacha désigné beylerbey ; sous son règne, la Régence connait le découpage administratif de son territoire en Beyliks

Époque des beylerbey

  • 1543 : occupation de Tlemcen par les Espagnols
  • 1541 : succession de Hassan Agha à Khayr ad-Din Barberousse, victoire sur Charles Quint et extension de la régence d’Alger jusqu’à Biskra
  • 1529 : prise du Peñón d’Alger par Khayr ad-Din.
  • 1525 : reprise d’Alger par Khayr ad-Din
  • 1522 : prise d’Annaba et de Constantine par Khayr ad-Din.
  • 1521 : prise de Collo par Khayr ad-Din
  • 1518 : prise de Tlemcen et mort d’Arudj Barberousse à El Malah ; allégeance de Khayr ad-Din Barberousse à la Sublime Porte et l’Algérie devient ottomane l’année suivante

Présence Turk

Royaume At Abbas

 

Le royaume des At Abbas est un royaume qui a existé en Algérie entre 1515 et 1577. Il a été fondé par la tribu berbère des At Abbas, qui a réussi à unifier plusieurs tribus et à établir un État indépendant dans la région.

Le fondateur du royaume des At Abbas est Abdelaziz ben Ahmed, connu sous le nom de Bounaama. Il a réussi à unifier plusieurs tribus berbères, en particulier les Zianides, les Houara, les Meknassas et les Maghraouas, et a établi sa capitale à Tlemcen, dans l’ouest de l’Algérie.

Sous le règne de Bounaama et de ses successeurs, le royaume des At Abbas a connu une période de prospérité économique et de rayonnement culturel. Le commerce, l’agriculture et l’artisanat ont prospéré, tandis que la poésie, la musique et la calligraphie ont connu un grand essor.

Cependant, le royaume des At Abbas a finalement été vaincu par les Ottomans en 1577, et l’Algérie est devenue une province ottomane. Malgré cela, le royaume des At Abbas est considéré comme une étape importante dans l’histoire de l’Algérie, marquée par la résistance des tribus berbères contre les envahisseurs étrangers et la naissance d’un État indépendant en Afrique du Nord.

 

Royaume de KOUKOU

Le royaume de Koukou est un royaume amazigh de l’époque moderne qui régna sur une grande partie de la Kabylie, fondé par Sidi Ahmed ou el Kadhi vers . Koukou, un village accroché à flanc de montagne, sur un promontoire dans la tribu des At-Yahia, près d’Aïn-el-Hammam, accueille son camp retranché qui deviendra, quelques années plus tard, la capitale de son royaume.

Descendant d’un célèbre juriste originaire d’At-Ghobri, dans la région d’Azazga, les At-Lqadi s’établissent dans la vallée du Sébaou dès la fin du XIVe siècle. Tout en faisant fructifier leur fortune dans la plaine, ils étendent peu à peu leur influence sur les tribus de montagne. Leur pouvoir politique ne commence, cependant, à s’imposer qu’au début du XVIe siècle, lorsque Si Ahmed At-Lqadi, ancien Cadi à la cour des Hafsides de Bougie, est nommé « gouverneur » de la province qui s’étend de Jijel jusqu’à l’oued Sébaou, dans la région de Tizi-Ouzou. Lorsque les Espagnoles s’emparent de Bougie en 1510, la famille régnante des Hafsides est en déroute. Si Ahmed At-Lqadi organise alors la résistance, et réussit à stopper l’offensive ennemie. Son autorité ainsi légitimée par le sabre, il devient, en 1514, le premier souverain de Koukou.

Cette dynastie règnera durant plus de deux siècles sur un vaste territoire, qui s’étend de Jijel, à l’est, jusqu’aux portes d’Alger. A l’arrivée des frères Barberousse, Aroudj et Khair-Eddine, à Alger en 1512, Ahmed At-Lqadi était déjà un personnage de légende dont l’aura embrassait une grande partie du territoire kabyle. D’abord allié des Turcs contre les Espagnoles, le souverain kabyle devient très vite l’homme à abattre des représentants de la Sublime Porte qui peinent à lui imposer leur tutelle. En 1520, il repousse les détachements des milices de Khaïr-Eddine qui multipliaient les incursions dans la vallée du Sébaou, contraint le chef turc à fuir pour se réfugier à Djerba en Tunisie.

  • 1519, Kheireddine, à la tête de la régence d’Alger, entre en campagne contre les Belkadi. Le sultan hafside de Tunis fait parvenir des troupes de renfort aux Belkadi et inflige une très lourde défaite à Kheïreddine sur l’oued Isser dans le territoire des Aïth Aïcha. Kherreddine, privé des appuis intérieurs (tribus kabyles, revers en 1518 à Tlemcen) et sous pression espagnole, décide de demander l’appui du sultan Sélim Ier. Il se joue donc une rivalité entre Kheïreddine, sa régence d’Alger avec l’appui des Ottomans, et Belkadi, appuyé par les Hafsides de Tunis. Dans les années qui suivent, Belkadi va s’emparer d’Alger (1520) et dans les faits être à la foi roi de Koukou et d’Alger de 1520 à 1525/1527
  • 1520 à 1527, le royaume de Koukou contrôle Alger et exerce une influence sur une bonne partie du nord de l’Algérie : il reçoit l’allégeance de Cherchell et de Bone, maintient l’alliance avec les Zianides à la faveur de sa victoire contre Kheirredine Barberousse. Cette période a marqué la toponymie d’Alger où une montagne s’appelle Djebel Koukou. Ce dernier reprend cependant rapidement le terrain perdu. Les Algérois, vite excédés par les rigueurs de la nouvelle autorité, implorent Khair-Eddine de les délivrer des « envahisseurs ». A la tête d’une nouvelle armée, ce dernier marche sur Alger. Si Ahmed At-Lqadi part à sa rencontre pour lui livrer bataille. Quelques heures avant d’attaquer les positions ennemies, il est assassiné par un membre de sa garde rapprochée, à Tizi-Nat-Aïcha (Thénia) où il a dressé son bivouac. Privées de leur chef, les troupes kabyles se dispersent. Les Turcs, accueillis en libérateurs, redeviennent les maîtres d’Alger !
  • 1546-1618, Si Amar At-Lqadhi succède à son père. Il règnera jusqu’en 1618, date de son assassinat par son frère Mohamed, qui s’empare du Trône. Sa veuve, enceinte, se réfugie chez ses parents, dans la famille royale des Hafsides de Tunisie. La même année, elle donne naissance à un garçon. Surnommé Boukhetouche (l’homme au javelot), Si Ahmed Atounsi, encore adolescent, retourne en Kabylie, à la tête d’une petite armée, renverse l’usurpateur, et reprend le trône de son père.

 

Sa capitale est Koukou, qui s’établit sur un promontoire, avec environ 15 000 habitants. À son apogée, le royaume de Koukou entretient même des rapports cordiaux avec l’Espagne et intrigue lors de l’Expédition d’Alger de 1541.

Le royaume de Koukou fourni également des mercenaires dont les services sont recherchés à Alger, mais également à l’étranger, à Tunis ou par les Saadiens au Maroc comme lors de la Bataille des Trois Rois (1578).

L’histoire du royaume de Koukou s’inscrit dans le mouvement de dissidence politique de certaines régions d’Algérie (royaume des Aït Abbas en Kabylie, Sultanat de Touggourt et diverses confédérations du Sahara et des Hauts Plateaux) durant la période de la régence d’Alger, et vis-à-vis de cette dernière.

L’affaiblissement du contrôle des Aït el Kadhi sur les tribus locales, dont la confédération des Zouaouas.

Durant son règne, Si Ahmed Atounsi Boukhetouche repousse les incursions des janissaires et réussit à sauvegarder l’indépendance de son royaume. À défaut de soumettre la Kabylie, les Turcs se contentent de la contenir.

     A la mort de Si Ahmed Atounsi Boukhetouche, en 1696, la famille est déchirée par une sanglante guerre de succession. Fragilisée par les divisions, la Kabylie devient une proie accessible aux visées turques.

A partir de 1720, Ali Khodja organise le Makhzen des Amraoua, dans la vallée du Sébaou, avant de partir à l’assaut des dernières poches de résistance.

     En 1730, la dynastie de Koukou est vaincue ; les Turcs commencent à installer des postes avancés dans les plaines de Grande Kabylie.

  • 1517 : expédition d’Arudj Barberousse contre Tlemcen ; Khayr ad-Din Barberousse devient maître d’Alger ; prise des villes de Ténès, Miliana et Médéa par Arudj
  • 1516 : les habitants d’Alger font appel aux frères Barberousse, qui mettent en échec une expédition espagnole
  • 1514 : installation des frères Barberousse à Jijel
  • 1511 : soumission des villes de Mostaganem, Ténès, Cherchell et Dellys à l’Espagne
  • 1510 : occupation de Béjaïa et du Peñón d’Alger par les Espagnols
  • 1509 : occupation d’Oran par les Espagnols
  • 1505 : occupation de Mers el-Kébir par les Espagnols
  • 1352 – 1358 : deuxième occupation de Tlemcen par les Mérinides
  • 1347 – 1348 : extension des Mérinides jusqu’à Tunis
  • 1337 – 1348 : occupation de Tlemcen par les Mérinides
  • 1318 – 1337 : siège de Béjaïa et de Constantine par les Zianides
  • 1299 – 1307 : siège de Tlemcen par les Mérinides
  • 1284 : établissement dans le Constantinois d’un royaume hafside ayant pour capitale Béjaïa et rival de celui de Tunis

Les Zianides

Les Zianides étaient une dynastie berbère qui a régné sur la région de Tlemcen dans le nord-ouest de l’Algérie du XIIIe au XVIe siècle. La dynastie a été fondée par Abu Tachfine, qui s’est proclamé sultan en 1236 après avoir chassé les Almohades de Tlemcen.

Sous les Zianides, Tlemcen est devenue un centre culturel et commercial important, attirant des savants et des artistes de tout le Maghreb et de l’Andalousie. La ville est également devenue célèbre pour son architecture, notamment la Grande Mosquée et la mosquée Sidi Boumediene, ainsi que pour ses écoles et universités renommées.

Les Zianides ont également développé des relations diplomatiques avec d’autres puissances de la région, notamment les Mérinides du Maroc et les Hafsides de Tunisie. Cependant, la dynastie a finalement été renversée par les Espagnols en 1554, mettant fin à près de trois siècles de règne à Tlemcen.

 

Les Hafsides

 

Les Hafsides étaient une dynastie berbère qui a régné sur le Maghreb central et oriental, y compris la Tunisie, l’est de l’Algérie et l’ouest de la Libye, du XIIIe au XVIe siècle. La dynastie a été fondée par Abu Zakariya Yahya, qui a établi sa capitale à Tunis en 1229 après avoir renversé les Almohades.

Sous les Hafsides, la Tunisie est devenue une puissance commerciale et culturelle majeure dans le monde musulman, avec des liens étroits avec l’Égypte, la Syrie et l’Andalousie. La dynastie a également encouragé l’art et la littérature, produisant des poètes et des érudits renommés tels qu’Ibn Khaldoun.

Cependant, les Hafsides ont également connu des périodes de conflit interne et de guerre avec d’autres puissances de la région, notamment les Mérinides du Maroc et les Zianides de Tlemcen. La dynastie a finalement été renversée par les Ottomans en 1574, mettant fin à plus de trois siècles de règne des Hafsides.

 

  • 1235 : début du règne de la dynastie des Zianides fondée par Yaghmoracen Ibn Zian
  • 1229 : début du règne de la dynastie des Hafsides
  • 1184 : attaques des Beni Ghania sur les villes du Maghreb central

Les Almohades

Les Almohades étaient une dynastie musulmane qui a régné sur une grande partie de l’Afrique du Nord et de l’Andalousie (Espagne actuelle) de la fin du 12ème siècle jusqu’au milieu du 13ème siècle. Le fondateur de la dynastie était Ibn Tumart, un théologien et juriste berbère qui prêchait une vision rigoriste de l’islam.

Les Almohades ont émergé comme un mouvement religieux et politique qui prônait le retour à un islam plus orthodoxe. Ils ont gagné rapidement en popularité dans les régions berbères de l’Afrique du Nord, où la population était insatisfaite de la corruption et du relâchement moral de l’élite dirigeante.

En 1147, les Almohades ont réussi à conquérir Marrakech et à établir leur capitale au Maroc. Ils ont ensuite étendu leur influence à travers l’Afrique du Nord, en conquérant l’Algérie, la Tunisie, la Libye et une partie de l’Espagne.

Sous le règne des Almohades, la culture islamique et les arts ont connu un grand essor. Ils ont construit de nombreux monuments et mosquées, dont la mosquée Koutoubia à Marrakech, considérée comme l’une des plus belles du monde musulman. Ils ont également encouragé la philosophie et la science, et ont produit de nombreux érudits et penseurs, tels que le philosophe Ibn Rushd (Averroès).

Cependant, les Almohades ont également connu des conflits internes et des luttes de pouvoir, ainsi que des guerres avec les royaumes chrétiens du nord de l’Espagne. Leur déclin a commencé au milieu du 13ème siècle, et en 1269, leur empire a été définitivement écrasé par les Mérinides, une autre dynastie berbère qui a émergé au Maroc.

 

 

  • 1130 : début du règne de la dynastie des Almohades
  • 1121 Ibn Tumert; proclamé mehdi des almohades, combat les Almoravides
  • 1116 Apparition d’Ibn Tumert
  • 1106 Mort de Yusuf Ibn Tachfin
  • 1097 Conquête Almoravides en Andalousie (fin du système des Tawa’If (régime des principautés)
  • 1091 Conquête Almoravides en Espagne
  • 1079 Les Almoravides fondent Tagrurt, sur le site de la future Tlemcen
  • 1077 Les Almoravides occupent Tanger
  • 1070  Les Almoravides occupent Fés
  • 1062 Fondation de Marrakech
  • 1059 Fondation de Tunis 
  • 1059 Fin du Royaume des Berghwatas

Les Almouravides

Les Almoravides étaient une dynastie berbère musulmane qui a régné sur une grande partie de l’Afrique du Nord et de l’Espagne du 11ème au 12ème siècle. Leur fondateur, Ibn Yasin, était un théologien et un enseignant qui prêchait une vision rigoriste de l’islam.

Les Almoravides ont émergé en réponse à la propagation de l’hérésie et du relâchement moral dans le monde musulman d’Afrique du Nord et d’Espagne. Ils ont lancé une campagne de réforme religieuse, appelée al-mourabitoun (les murabituns), qui signifie “ceux qui se tiennent debout pour la prière”.

Les Almoravides ont conquis un grand empire qui s’étendait de l’Afrique de l’Ouest à l’Espagne musulmane, en passant par le Maroc et l’Algérie. Ils ont encouragé la construction de mosquées, de palais et de forteresses, ainsi que le développement de la culture et des arts islamiques.

Sous le règne des Almoravides, l’empire a connu une période de stabilité et de prospérité économique. Cependant, ils ont également connu des conflits internes et des luttes de pouvoir, ainsi que des guerres avec les royaumes chrétiens du nord de l’Espagne.

Leur déclin a commencé au milieu du 12ème siècle, lorsque les Almohades, une autre dynastie berbère qui prônait également un retour à un islam plus orthodoxe, ont émergé au Maroc et ont finalement renversé les Almoravides en 1147.

  • 1056 : début du règne de la dynastie des Almoravides
  • 1059 Fin du Royaume des Berghwatas
  • 1050  Invasion des Banu Hillal et banu Soulaim, tribus arabes bédouines
  • 1040 Création du mouvement des amouravides parmi les tribus Lamtouma et Juddala dans le sud marocain sous l’impulsion de Abdullah Ibn Yassine
  • 1015  Début du règne de la dynastie des Hammadides
  • 1014  Fondation du Royaume Hammadite, par l’un des fils de Buluggin at Ziri, Hammad At DZiri
  • 1012 : fondation d’El Atteuf, la plus ancienne ville du Mzab
  • 1007 Fondation de la Kalâa des Béni Hammad
  • 985  Fin de la dynastie Idrisside au Maroc
  • 979-989  Extension du Royaume Ziride, Buluggin at DZiri combat les Barghwatas au Maroc (prise de Fés et de Sijilmasa)
  • 972 Le Royaume Fatimde est déplacé en Egypte après la fondation du Caire qu’il désigne comme nouvelle capitale

Le Royaume Dziride et la Dynastie Dziride

Le Royaume Dziride était un État islamique qui a existé en Afrique du Nord entre le Xe et le XIIe siècle. La dynastie Dziride, qui a régné sur ce royaume, était d’origine berbère et a été fondée par un chef militaire nommé Bologhine ibn Ziri.

Le Royaume Dziride avait sa capitale à Achir, une ville située dans l’actuelle Algérie. Il a prospéré grâce au commerce caravanier transsaharien, qui a permis de développer une économie florissante. Les Dzirides ont également favorisé les sciences et les arts, ainsi que l’islam, qui était la religion officielle de l’État.

Au cours de leur règne, les Dzirides ont étendu leur influence dans la région en conquérant des territoires voisins, notamment le royaume de Tahert. Ils ont également été impliqués dans des conflits avec d’autres États islamiques, tels que les Fatimides et les Hammadides.

La dynastie Dziride a connu son apogée sous le règne de Badis ibn Mansur, qui a régné de 1062 à 1094. Sous son règne, le royaume a atteint son plus grand territoire et a connu une période de paix et de prospérité. Cependant, après sa mort, le royaume a connu une période de déclin et a été conquis par les Almoravides en 1152.

Malgré leur disparition il y a plus de huit siècles, les Dzirides ont laissé une empreinte durable dans l’histoire de l’Afrique du Nord en tant que rois berbères qui ont construit un État puissant et prospère.

 

Le Royaume Dziride (en tamazight Izirien ; en arabe الزيريون ) régna en Afrique du Nord, centrale (Actuelle Algérie),  entre 972 et 1148. La Dynastie Dziri se rattache à  Ziri ibn Menad, chef militaire ayant rallié le Royame Fatimide, et qui donne son nom à la dynastie. Ils se transmettant le pouvoir par voie héréditaire par différentes branches : Dzirides, Hammadites, Badicides et une branche régna à Grenade, 

Dynastie Dziride

  • 960 Fondation d’Alger par “Bouloghine At Ziri’ suite à la fondation des villes de Meliana et Médéa 
  • 936  Fondation de la ville d’Achir
  • 927  Fondation de la ville MS’ila
  • 911 Révolte contre les fatimides

Royaume Fatimide

Le Royaume Fatimide est un royaume chiite ismaelienne qui a donné son nom en hommage Fatima, la fille du prophète Mahomet et épouse d’Ali ibn Abi Talib. La dynastie a été fondée en 909 par les imazighens de la Tribu des Koutama qui fait partie de la Kabylie, Djijel actuelle. Ubayd Allah al-Mahdi, qui prétend être de lignée alide ismaélide a été mis à la tête du Royaume en suivant le principe de mettre un étranger de préférence d’une lignée noble (chourafa) pour éviter les divisions entre les tribus sur le pouvoir. À l’origine du mouvement fatimide on trouve le dâ`i ismaélien Abu Abd Allah ach-Chi’i, un yéménite. Entre la fin du ixe siècle et le début du xe siècle, il prêche au profit du chiisme depuis Ikjan (ville dans la petite Kabylie Djijel actuelle) , où il trouve un écho favorable, parvenant à se rallier de nombreux partisans chez les tribus Amazighes. C’est à partir de cette région, qu’ une révolte contre les Aghlabides de Kairouan fut lancé.

En 909, une grande partie de l’Afrique du Nord est contrôlé par l’Etat  Fatimide, de l’extrémité est du Maroc à la Libye actuels,. Un Royaume suffisamment puissant pour contester l’autorité du calife de Bagdad. À partir de l’année 911, les Koutamas sous la bannière  Fatimides lancent une vaste campagne militaire en Afrique du Nord. Ils progressent rapidement et capturent la ville de Tahert. Une nouvelle ville Mahdiyya fut construite pour en faire une nouvelle capitale sur une presqu’île du Sahel tunisien. Ubayd Allah al-Mahdi s’y proclame calife en 916 ce qui devait d’ailleurs encourager l’émir de Cordoue à faire de même en 929, établissant un califat omeyyade en Espagne. 

En 969, l’Égypte est conquise grâce au général Jawhar al-Siqilli, sur ordre du calife al-Mu‘izz. Ils fondent, près de cette ville, une nouvelle capitale qu’ils nomment al-Qâhira (Le Caire), ce qui signifie « la Victorieuse ». 

  • 910 – Les Fatimides en Afrique du Nord.

    Ubaid-Allah et Mehdi, proclamé calife, tentent de convertir les Amazighs au chiisme.

    Les Fatimides étaient une dynastie chiite qui a gouverné l’Afrique du Nord et l’Egypte du Xe au XIIe siècle. En 910, ‘Ubaid-Allah et Mehdi, proclamé calife, ont commencé une campagne pour convertir les Amazighs au chiisme.

  • 909 – Fin de la dynastie Aghlabide et chute de l’État Rustumide. Les Ibadites de Tiaret cherchent refuge à Sédrata. Imamat Ibadite de Djebel Neffusa.

    La dynastie Aghlabide était une dynastie musulmane sunnite qui a gouverné l’Afrique du Nord de 800 à 909. En 909, la dynastie Aghlabide s’est effondrée, mettant fin à l’État Rustumide, un État berbère qui a duré près de quatre siècles. Les Ibadites de Tiaret ont cherché refuge à Sédrata, tandis que l’Imamat Ibadite de Djebel Neffusa a été créé.

  • 903 – Fondation de la ville d’Oran.

    Oran est une ville portuaire située à l’ouest de l’Algérie, fondée en 903. Elle était autrefois une importante ville de commerce avec l’Espagne.

  • 886 – Victoire des Aghlabides sur les Amazighs Nefusa de Libye, principal soutien des Rustumides.

    Les Amazighs Nefusa étaient une tribu berbère qui soutenait la dynastie Rustumide. En 886, les Aghlabides ont remporté une victoire décisive contre les Amazighs Nefusa, éliminant ainsi leur soutien aux Rustumides.

  • 881-888 – Début de la décadence de la dynastie Rustumide suite aux révoltes des tribus berbères du Zab contre les gouverneurs arabes d’Ifrikya.

    La dynastie Rustumide était une dynastie berbère qui a gouverné l’Ifrikya de 761 à 909. Entre 881 et 888, la dynastie a commencé à décliner en raison des révoltes des tribus berbères du Zab contre les gouverneurs arabes.

  • 878 – Prise de Syracuse par les Aghlabides.

    Syracuse était une ville de la Sicile byzantine. En 878, les Aghlabides ont pris la ville, qui est devenue une importante base pour les raids sur la côte italienne.

  • 868 – Conquête de Malte par les Aghlabides.

    Malte était une île byzantine située dans la mer Méditerranée. En 868, les Aghlabides ont conquis l’île, établissant ainsi leur présence dans la région.842 – Yunnus devient calife et rend publiques les doctrines hérétiques des Berghwatas.

  • 842 Début du règne de Yunnus qui rend publiques les doctrines hérétiques des Berghwatas
  • 827 Conquête de la Sicile par les Aghlabides
  • 807  Fondation de la ville de Fés
  • 800  Fondation de la Dynastie Aghlabide en Tunisie
  • 789  Fondation du Royaume idrisside au Maroc
  • 768  Tahert devient la capitale des Ibadites. Ibn Rustum imam des Ibadites
  • 768 Révolte ibadite en Ifrikiya et répression arabe. Emigration des Ibadites vers Tihert.

Royaume amazighe de Tahart et début de la dynastie Rustumide

La dynastie Rostomide, également connue sous le nom de Rostémides, était une dynastie amazighe qui a régné sur une grande partie de l’actuelle Algérie et du Maroc occidental entre le IXe et le XIe siècle. Elle a été fondée par Abu’l-Afiya Rostom, qui a réussi à unifier les tribus berbères de la région sous son autorité. Les Rostomides ont gouverné leur territoire en tant qu’émirs indépendants, bien qu’ils aient parfois reconnu la suzeraineté de l’émir de Cordoue ou du calife fatimide. Ils ont construit des villes fortifiées et des mosquées, favorisant la propagation de l’islam dans la région.

La dynastie a atteint son apogée sous le règne de Yahya ibn Muhammad al-Rostami, qui a étendu son influence sur une grande partie du Maghreb central et occidental. Les Rostomides ont également développé des relations commerciales avec l’Europe, notamment avec l’empire carolingien. Cependant, au XIe siècle, les Rostomides ont perdu leur pouvoir au profit de la dynastie berbère des Almoravides, qui a émergé dans le sud du Maroc. Les Rostomides ont finalement été évincés de leur dernière capitale, Tlemcen, en 1080, mettant ainsi fin à leur règne. Malgré leur courte période de gouvernance, les Rostomides ont laissé leur marque sur l’histoire de l’Afrique du Nord en tant que puissante dynastie berbère qui a réussi à unifier les tribus de la région sous un seul gouvernement.

Le fondateur :

Abu’l-Afiya Rostom, également connu sous le nom d’Ibn Rostum, était le fondateur de la dynastie Rostomide qui a régné sur une grande partie de l’actuelle Algérie et du Maroc occidental entre le IXe et le XIe siècle. Il était un chef berbère qui a réussi à unifier les tribus berbères de la région sous son autorité et à établir un État stable. On sait peu de choses sur la vie d’Ibn Rostum avant qu’il ne devienne un chef berbère éminent. Il a probablement émergé comme un chef militaire puissant dans la région de Tlemcen, dans l’ouest de l’Algérie, au début du IXe siècle. Au fil du temps, il a réussi à unifier les tribus berbères de la région et à établir une base de pouvoir solide.

Ibn Rostum a ensuite fondé la ville de Tahert en 777 et en a fait la capitale de son État émergent. La ville a rapidement prospéré grâce à son emplacement stratégique sur les routes commerciales transsahariennes et à la réputation d’Ibn Rostum en tant que chef saint et juste. Il a également favorisé la propagation de l’islam dans la région en construisant des mosquées et en encourageant la conversion. Ibn Rostum est mort en 836 et a été remplacé par son fils Abou Zemaa al-Rostami. Cependant, il est resté un personnage important dans la mémoire collective des Berbères d’Afrique du Nord en tant que fondateur de l’une des dynasties berbères les plus importantes de l’histoire de la région.

 

 

Dynastie Rustomide

Le Royaume de Tihert était un royaume amazigh théocratique qui a prospéré dans la région de l’actuelle Algérie. Il a été fondé au début du VIIIe siècle par des Ibadites, une branche de l’islam qui prône la primauté du Coran sur la tradition. Tihert est devenue la capitale du royaume et a connu une période de croissance rapide grâce à son emplacement stratégique sur la route commerciale reliant le Maghreb et l’Afrique subsaharienne.

Tihert était gouvernée par un imam, un chef religieux qui détenait également le pouvoir politique. La ville était considérée comme un centre de piété et de savoir, attirant de nombreux pèlerins et érudits de l’islam. Le royaume était également connu pour ses marchands prospères et ses artisans talentueux, qui ont contribué à la richesse et à la renommée de la ville.

Cependant, la paix relative du royaume a été brisée à la fin du IXe siècle, lorsque les Fatimides ont lancé une attaque contre Tihert. Malgré la résistance des habitants, la ville a finalement été prise et détruite en 909, marquant la fin du royaume. Les survivants ont fui vers d’autres régions, comme la vallée du M’zab, où ils ont fondé de nouveaux établissements. Bien que le Royaume de Tihert n’ait pas duré longtemps, il reste un symbole important de l’histoire amazighe en tant que l’un des premiers États islamiques en Afrique du Nord.

 

 

  • 761  Fondation de  Tahert -Taghdemt (Tiaret),  capitale de la principauté de Tahert et de la dynastie Rustumide
  • 760  Chute de l’imamat Ibadite de Tripoli
  • 758 Prise de Kaîraoaune  par les Ibadites
  • 744-748  Règne de Salih, prophète et fondateur de la religion des Barghwata.
  • 744  Constitution dans la province de Tamesna (cote atlantique du Maroc) de la confédération des Barghwata.
  • 740  Développement de la doctrine ‘Kharidjite” en Afrique du Nord. Début de l’Ibadisme. L’arrivée des Kharidjites en Afrique du nord a engendré la parution de quelques foyers kharidjites – ibadites dont : Les Rostémides, les Idrissides, et les Fatimides.

  • 711  Conquête de l’Espagne par ‘Tarik at Ziyad’ 

Autonomisation de l’Afrique du Nord sur l’orient arab

  • 707  Compagne de ‘Musa Ibn Nusayer’ en Afrique du Nord centrale et occidentale. 
  • 701  Mort de ‘Kahina’. Fin de la révolte des Aurès et début d’islamisation d’une partie de la population nord africaine. 
  • 696-700  Rasistance de ‘Dihya’ (la kahina) dans les Aures, compagne de ‘Hassan ibn Nu3man’
  • 688  Contre offensif arabe, mort de Kuseiyla. 
  • 682  Kuseiyla tue Ukba dans la région de Biskra. Kuseiyla s’emprare de Kairaouane. 
  • 682 Retour de ‘Uqba Ibn Nafi’ en Afrique du Nord. Il maltraite Kuseiyla. Celui-ci abjure et se révolte de nouveau.
  • 674  ‘Abu mahadgir Dinar’ gouverne l’Ifrikya. Raid vers l’Afrique du Nord, centrale.
  • 670  Résistance de ‘Kuseiyla’
  • 670  Fondation par ‘Uqba Ibn Nafi’ de la ville de Kaîraouane 
  • 647  Défaite de l’armée byzantine  devant les musulmans à Sbeitla. Occupation de la Tripolitaine. 
  • 643  Les arabes prennent barqa et le Fezzan 
  • 642 Raid de reconnaissance arabe en Afrique du Nord, ‘Uqba Ibn Nafi’ pille la province d’Africa. 

Occupation arabe

Période antique

  • 647 : Défaite de l’année byzantine devant les Arabes.
  • 632 : Mort de Mahomet.
  • 622 : l’Hégire. Début de l’ère musulmane. Les gréco-byzantins succombent sous la pression des envahisseurs arabes qui, propageant l’Islam par le feu et le sang, vont mettre fin à l’ère de la chrétienté africaine.
  • 589 : Victoire de Solomon, successeur de Belisaire, sur les Berbères de l’Aurès.
    Durant cette période, les Byzantins parviennent à maintenir la religion chrétienne et bâtissent des églises, mais ils ne peuvent redonner à la Berbérie la prospérité de l’époque romaine.
    Le neveu de Solomon, Sergius se montre incapable d’assurer le commandement en Afrique du Nord et d’y maintenir l’ordre.
  • 534 : les Vandales sont définitivement chassés d’Afrique du Nord. Les Byzantins ne disposant que d’une armée de 18 000 hommes, limitent leur occupation à la partie orientale de la Numidie. Ils ne conservent que quelques ports dans la partie occidentale. Ils construisent des fortifications autour des villes mais laissent des petits royaumes berbères se constituer dans le pays.

LES BYZANTINS de 534 à 647.

  • 533 : le Vandale Gelimer, arrière petit-fils de Genseric est vaincu par le Byzantin Belisaire, envoyé par l’empereur d’Orient, Justinien, pour faire disparaître toute trace de la domination vandale.
  • 477 : Mort de Genseric. Ses successeurs ne parviennent pas à s’ entendre et perdent rapidement leur puissance.
  • 455 : Pillage et destruction de Rome par Genseric qui est couronné héros du monde barbare. Malgré cette domination physique et d’incessantes persécutions, les Vandales ne parviennent pas à imposer leur langue et leur religion.
  • 442 : Création d’un royaume vandale indépendant constitué de provinces de l’ancienne Proconsulaire et de la Nuniidie Cirtéenne. Les Vandales dominent la Méditerranée occidentale et s’emparent des Baléares, de la Sardaigne et de la Corse.
  • 439 : Genseric s’empare de Carthage.

Les Vandales, originaires de Hongrie, arrivent en Espagne où ils sont repoussés dans le sud du pays. Ils décident de passer en Afrique du Nord en 429, sous l’impulsion du roi Genseric. Ils occupent les ports et dévastent les cités romaines.

LES VANDALES de 430à 533

Juba II

Juba 2 était un roi berbère et romain qui a vécu au 1er siècle avant notre ère. Il était le fils de Juba 1er, qui avait été un roi berbère de Numidie avant que celle-ci ne soit conquise par Rome. Après la mort de son père, Juba 2 est devenu un roi client romain et a été nommé roi de Numidie par l’empereur romain Auguste. Plus tard, il a épousé Cléopâtre Séléné, la fille de la célèbre reine égyptienne Cléopâtre et de Marc Antoine, et a été nommé roi de Maurétanie, une région qui correspond à l’actuelle Algérie, Maroc et Tunisie.

Juba 2 était un érudit qui a écrit plusieurs ouvrages sur la géographie, l’histoire et la culture de l’Afrique du Nord, ainsi que sur les plantes et les animaux de la région. Il a également encouragé les échanges culturels entre les Berbères et les Romains et a fondé une ville appelée Caesarea (actuellement Cherchell en Algérie) qui est devenue un important centre intellectuel de l’époque. Malgré sa loyauté envers Rome, Juba 2 était également fier de sa culture berbère et a cherché à préserver et à promouvoir l’identité amazighe. Sa vie a été marquée par des défis politiques et des événements tumultueux, mais Juba 2 reste une figure importante de l’histoire amazighe et de la région de l’Afrique du Nord.

  • 24 après Jésus-Christ : Règne de Ptolémée, fils de Juba Il.
  • Accession de Juba Il. Fondation de Césarée comme capitale.
  • -25 : Mort de Bocchus, roi de Maurétanie.
  • -27 : Fondation de l’Afrique Proconsulaire par Auguste.
  • -46 : Victoire de César sur Juba à Thapsus (Tunisie), suivie de l’annexion d’une partie de la Numidie jusqu’à Cirta.
  • -146  : Annexion de la Numidie jusqu’à Cirta par César.

 

Les romains en Afrique du Nord

Administration directe par les Romains
Durant cette période, les Romains vont faire de ce pays la plus riche contrée du monde antique.
-Ier siècle après Jésus-Christ : Edification du Limes Romanus, qui sépare le territoire romanisé du reste de l’Afrique. Cette période de paix est propice au développement de l’agriculture et à la construction de nombreuses villes. L’art et la culture se développent, les Berbères adoptent la langue et la culture latines.
– Fin du IIe siècle : Apparition du Christianisme.
– IIIe siècle : La persécution des Chrétiens n’empêche pas la religion chrétienne de se répandre en Berbérie. Le Christianisme triomphe au IVe siècle avec St Augustin et devient la religion officielle sous l’empereur de Constantin.
Après cette période de calme, l’hostilité reprend entre Berbères et Romains. Des troubles apparaissent dans les villes et dans les campagnes.
Le pouvoir est décentralisé. De nouvelles provinces sont créées. La division des populations d’Afrique du Nord précipite l’intervention des Barbares venus d’Europe, attirés par les richesses de cette région.

  • -146  : Destruction de Carthage. Début de la présence romaine en Afrique du Nord (création de la province d’Afrique). 
  • -149  : Début de la 3e guerre punique
  • -148  : Mort de Massinissa. Partage du royaume massyle entre ses fils. 
  • -150  : Victoire des troupes coalisées, romano-numides contre les Carthaginois, à Zama. 
  • -174-154  : Massinissa, roi des Massessyles. Il reprend progressivement les villes et les territoires sous domination carthaginoise. 

Massinissa unifie l'Afrique du Nord

Masensen, né vers  et mort en , était un roi numide berbère, fils du roi Gaïa, petit-fils de Zelalsan. Il fut l’auteur de l’unification de la Numidie et son premier roi. La Numidie est considéé comme le premier Etat de l’histoire de l’Afrique du Nord. 

Massinissa a unifié les tribus amazighes semi-nomades pour fonder un État fort. Il force à cet effet nombre des amazighes à se sédentariser pour pratiquer l’agriculture L’essor économique et politique pris par la Numidie qu’il initie sous son règne marquera durablement le royaume. Le bilan du règne fut incontestablement positif, sans doute dans l’équipement du pays et dans l’agrandissement du royaume.

 

Le grand Agelid Massinissa

  • Pour la première fois, l’unité d’Afrique du Nord Central est réalisée.
  • -203  : Défaite de Syphax. Massinissa annexe Cirta et en fait sa capitale. 
  • -204  : Scipion s’allie avec Massinissa contre les troupes coalisées de Syphax et de Carthage. 
  • -218 -202  : Début de la 2e guerre punique.
  • -220  : Syphax, roi des Masaesyles
  • -241 : Victoire des Romains aux Iles Agates. ils s’emparent de la Sicile, de la Corse et de la Sardaigne.
  • -236-239 : : Révolte des amazighes contre Carthage. Mathos occupe Tunis, Utique et Biezrte
  • -264: Début de la 1ere guerre punique avec Rome. 
  • -331: Expédition d’Agthocle. Ailymas roi des amazighes
  • -500: Formation des royaumes amazighes : la Mauritanie à l’Ouest, les Masaesyles au centre et les Massyles à l’Est
  • -730/728 -715/713 : Osorkhon IV. Il arrête, à la bataille de Karkar, les Assyriens qui menaceraient d’envahir l’Egypte
  • -777/772 -740/735 : XXIIe dynastie d’origine amazighe, Règne de Sheshonq V
  • -783/778 -777/772 : XXIIe dynastie d’origine amazighe, Pami
  • -796/791 -783/778 : XXIIe dynastie d’origine amazighe, Règne de Sheshonq IV
  • – 814 : Fondation de Carthage par les phéniciens 
  • -839/834 -736/731 : XXXIIIe dynastie dite thébaine, d’origine amazighe, plusieurs pharaons d’origine amazigh : Takolt II, Petoubastis I, Osorkhon III, Takolt III, Roudamoun 
  • -835/830 -796/791 : XXIIe dynastie d’origine amazighe, Règne de Sheshonq III
  • -889-874 : XXIIe dynastie d’origine amazighe, Règne de Takeolt 1er
  • -889-890 : XXIIe dynastie d’origine amazighe, Règne de Sheshonq II
  • -929-889 : XXIIe dynastie d’origine amazighe, Règne d’Osorkhon 1er
  • -945-924 : Fondation de la XXIIe dynastie d’origine amazighe en Egypte. Règne de Sheshonq 1er

Le centre du pouvoir des amazigh en Egypte

Le mythe fondateur

Le mythe fondateur de l’entrée de la civilisation amazighe dans l’histoire remonte à environ 3000 ans, à l’époque où un grand chef nommé Sheshonq 1er a réussi à prendre le contrôle de l’Egypte et est devenu pharaon. Cet événement marque le début de la XXIIe dynastie égyptienne, également connue sous le nom de dynastie Tanite, et est considéré comme un moment crucial pour les Amazighs. En effet, cette date est aujourd’hui célébrée comme étant le Nouvel An amazighe, appelé Yennayer, et a été choisie comme point de départ du calendrier amazigh.

- 950

  • -2 000 : apparition des caractères dits lybiques, l’un des plus vieux alphabets du monde (tifinagh). C’est le début de la proto-histoire 
  • -2 000 : le néolothique final marque la fin de la pré-histoire : disparition de l’éléphant et l’hippopotames et l’apparition  des animaux domestique comme le chien et aussi du cheval.
  • -3 000 : cultes zoolâtres
  • – 5 000 : gravures de Tassili Ajer/ 
    • Apparition des croyances (propitiatoires)
  • Gravures rupestres de lAtlas saharien : Autriches, éléphants, lions. Kef Messiouer Sedrata.

Le Néolithique (autrement appelé « âge de la pierre polie »), qui succède au Mésolithique, est une période marquée par de profondes mutations techniques et sociales, liées à l’adoption par les groupes humains d’un modèle de subsistance fondé sur l’agriculture et l’élevage, et impliquant le plus souvent une sédentarisation. Les principales innovations techniques sont la généralisation de l’outillage en pierre polie, la poterie, le tissage, ainsi que le développement de l’architecture. Le Néolithique débute au Proche-Orient au IXe millénaire av. J.-C. dans le Croissant fertile, et atteint la Grèce vers le VIIe millénaire av. J.-C. Il commence en Chine un peu plus tard, vers  Le Néolithique prend fin avec l’apparition, puis la diffusion de la métallurgie du bronze, à partir de  en Anatolie.

Les anthropologues spécialistes de l’Afrique du Nord, admettent aujourd’hui une filiation directe, continue, depuis les Néandertaliens nords-africains (homme du Djebel Irhoud), jusqu’au Cromagnoïdes que sont les hommes de Mechta El Arabi. L’homme atérien de Dar es-Soltane serait l’intermédiaire mais qui aurait déjà acquis les caractères d’Homo sapiens sapiens. 

    • -8000 apparition des Protoméditerranéen avec une industrie du nom Capsien de (Gapsa, Capsa).  La Capsien couvre une période moins longue que l’Ibéromaurusien, elle s’étend du VIII et V milllénaire. Il faut signaler que la thérie selon laquelle l’origine des Captiens est d’origine de l’est, est remise en cause. “D’abord par une reconsidération du contenu culturel et anthropologique de l’Épipaléolithique maghrébin, grâce à des patients travaux de fouilles et d’analyses.  Ensuite, celle-ci est battue en brêche  par la linguistique : en effet, si des ressemblances  entre Capsiens et Natoufiens sont indéniables, ces similitudes ne signifient pas forcément une filiation des uns aux autres, mais un simple cousinage à partir d’un héritage commun qu’il faut situer plus loin, à la fois dans le passé et dans zone géographique qui fut, à l”origine commune de ces deux cultures.” (Malika HACHID). 
  • – 10 000 : L‘homme de Mechta Al-Arbi – helghoum El Aid (grande taille, 1,74), forte capacité crânienne (1650 cc)…à ses début il a été associé à l’industrie, nommé ibéromaurusien (beaucoup de restes existent estimer à 500 dans les différents gisements).
  • – 16 000 : L‘homme d’Afalou est un homo-sapien qui s’apparente au cromagnoïde du paléolithique supérieur. Il a habité dans l’abris sous roche d’Afalou Bu R’mel dans la region de Béjaïa en Kabylie.
    • Mechta Afalou provient de la contraction de Mechta et aAfalou. Ces deux noms de lieux sont éponymes, c’est à dire qu’ils ont donné le nom de cette époque
  • L’hommo-sapien s’affirme définitivement. Une industrie typique d’Afrique du Nord se développe, l’Altérien (l’homme Atérien) qui prolonge et améliore le Moustérien. 

Paléolithique supérieur : 30 000 d’année. 

  • Développement des techniques moustériennes 

Paléolithique moyen : 70 000 d’année. 

  • 150 000 à 200 000 année: Hommo sapiens (l’homme qui sait). Chasseur cueilleur
  • 1 millions d’année: Hommo erectus (l’homme se tenant debout) ou bien atlanthrope (homme de l’Atlas). Tassili. Maitrise du feu
    • 1,8 millions d’années : Ain El-Hanech est le plus vieux site d’occupation humaine en Afrique du Nord. Le gisement fut découvert en 1947 par le Professeur Camille Arambourg (1885-1969).

Paléolithique inférieur : 1,7 millions d’année. 

  • 2 millions d’année : hommo habilis (homme habile). Il taille les galets et vit en bordure des mers et des lacs. 

Paléolithique ANCIEN : 4,5 millions d’année – 2,5 millions d’année. 

Le Paléolithique est la première et la plus longue période de la Préhistoire. Le Paléolithique commence avec l’apparition des premiers outils lithiques, il y a 4,3 millions d’années en Afrique. Il s’achève il y a 11 700 ans avec la fin de la dernière période glaciaire, qui ouvre la voie au Mésolithique.

L’origine de la population amazigh, plus exactement des différents amazighs, demeure une question toujours controversée, car mal posée. Les théories diffusionnistes réduisent les amazighs à des origines étrangère fruit des migrations, des invasions, des conquêtes et des dominations. 

Condamner les amazighs à un rôle historique passif, c’est à dire quasiment nul, en ne voyant que la terre qui les avait vu naitre n’est qu’un territoire de conquête par les autres…doit être définitivement rejetée. 

Les amazigh ne viennent de nul part. Les données anthropologiques l’attestent. 

En remontant le temps, on peut comprendre comment le temps amazigh s’est constitué. Les données anthropologiques et  linguistiques permettent de connaitre l’ancienneté des populations amazighs. 

 

Références bibliographiques

المراجع الببليوغرافية

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