Transitions politiques en Algérie

التحولات السياسية في الجزائر

Introduction

Nous pouvons qualifier l’Algérie d’un pays en transition inachevée. En fait, la remise en cause du régime et sa contestation est permanente depuis l’indépendance, sur le plan politique, éthique, économique, social et culturelle.

Chronologiquement, la crise de l’été 1962, la révolte du FFS en 1963, le coup d’Etat de 1965, le printemps amazigh, le mouvement des femmes des années 80, les événements d’octobre 1988, la décennie noir et rouge des années 1990, le printemps noir en 2001, le mouvement populaire de 2019 sont les signes de la contestation politique du régime autoritaire imposé par l’armée des frontières par un coup de force en 1962. 

Néanmoins si on s’arrête au processus de transition formelle, on peut dire que l’Algérie a connue deux périodes de transitions : la première est la passage du système coloniale à l’indépendance, la deuxième est le passage d’un régime à parti unique vers le pluralisme en 1989. A celà s’ajoute une mini transition en 2019, du fait 

Indépendance

What we offer :

Transition de 1989

Formellement la transition s’achève avec la constitution de 1989, en signant le passage d’un régime à parti unique vers un régime pluraliste, mais pas encore démocratique, sauf à prêter des capacités démiurgiques au droit. Si la nature idéologique, juridique du régime a changé, la nature politique demeure la même. 

La transition entamée en 1988, s’est faite d’une manière brutale et dans des circonstances opaques. Il n y a peu eu de pacte entre le régime et l’opposition de sorte à ce que tous les acteurs acceptent les règles de jeu établis d’une manière consensuelle. Ce qui a posé problème avec des conséquences graves ultérieurement. 

Les événements d'octobre 1988, ou plus brièvement octobre 88, marquent le début de la transition, période durant laquelle se déroulent des manifestations sporadiques et incontrôlées dans plusieurs villes du pays.
L'automne 1988 voit ainsi se préciser les revendications sur la libéralisation du régime, qui a ouvert le début du processus de transition qui aboutit avec la rédaction de la Constitution de 1989, qui marque l'acte formel de la transition après plus de 25 ans de monopole politique du FLN.

La constitution de 1989, marque le point formel de la transition et le début de la consolidation, puisqu'elle consacre juridiquement le passage d'un système fermé vers un autre plus ouvert. Elle instaure de nouvelle règles du jeu institutionnel avec la promulgation de nombreux textes juridiques : pluralsime politique, libéralisation syndicale, reconnaissance du droit de grève, liberté associative, libéralisation de la presse ...

L'interruption du processus électorale, qui donnait le FIS comme grand vainqueur des élections législatives de décembre 1991, a causé une grave crise politique, qui au lieu de déboucher sur phase de consolidation, l'interruption du processus électoral a tout remis en cause et démarre une nouvelle phase de transition dans la phase de consolidation, non pas pour changer le système mais pour stabiliser le régime , le changement dans la continuité. Cette nouvelle phase de transition va déboucher sur la révision constitutionnelle de 1996.
Le système a mis en place des gardes fous pour perpétuer le régime

Mouvement populaire de 2019

La bonne transition ? 

22 février 2019

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