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Akufi nt Tikta

Observatoire de la transformation sociale

Théories de la transformation sociales

Introduction

Le point de départ des travaux de la théorie des transformation sociales est un constat, qu’aucune théorie n’a réussi à expliquer la répartition des idéologies et des phénomènes politiques majeurs dans certaines sociétés mais pas dans d’autres…. Nul ne sait pourquoi certaines régions du monde sont dominées par des doctrines libérales, d’autres par la social-démocratie ou le catholicisme, d’autres encore par l’islam ou le système indien des castes, d’autres enfin par des conceptions inclassables et ineffables comme le socialisme bouddhiste. Nul ne sait pourquoi le communisme a triomphé, au terme d’un processus révolutionnaire, en Russie, en Chine, en Yougoslavie, au Vietnam, à Cuba. Nul ne sait pourquoi, ailleurs, il a échoué. 

Aussi …L’opposition entre le monde moderne et le monde archaïque est une idée très courante, qui explique le fait qu’ils aient des valeurs modernes qui sont vraiment le fruit d’une adaptation au progrès, le fruit d’une réflexion philosophique, qui ferait que les gens modernes sont des gens adaptés au nouveau monde et seraient forcément plus porté du côté de l’égalité, plus portés du côté de la liberté, plus porté du côté de l’individu, plus porté du côté du féminisme et les gens dans le passé sont des gens archaïques, des gens qui n’auraient pas évolué, qui n’auraient pas innové dans leur système de pensée et serait forcément attaché à l’inégalité, à l’autorité, au patriarcat et au communautarisme et aux valeurs de la famille.

C’est avec l’évolution des modèles de recherches sur l’anthropologie familiale, qu’une piste de réflexion s’est constituée au tour d’une idée liée au fait que, si les les peuples ont des différentes valeurs, que certaines idéologies se répartissent différemment sur le globe, c’est que les modèles familiaux qui composent les peuples sont différents et portent en eux les déterminants qui construisent les modèles politiques. Cette hypothèse postule que les peuples sont constitué de différentes familles avec des différences dans les mécanismes d’héritage, dans le modèle de cohabitation, les rapports que les membres d’une famille entretiennent entre eux – entre parents et enfants, entre mari et femme- le tout sert de modèle aux relations politiques et définit le rapport de l’individu à l’autorité. Ainsi, les valeurs qui sont inculquées dans la pratique de la vie familiale sont elles « activées » sur le plan politique. Cette hypothèse jusqu’à une date récente et vu l’état embryonnaire de l’anthropologie sociale, qui s’attache à étudier et classer les modèles familiaux, ne permettait pas autrefois une comparaison systématique avec les formes politiques. Dans l’esprit des politologues du passé, il n’existe qu’une forme familiale – celle de leur environnement social immédiat généralement- qui modèle le politique. Et l’on ne voit pas très bien comment cette forme unique pourrait engendrer l’ahurissante variété de systèmes, de forces et d’idéologies qui se partagent la planète. 

Avec Frédéric Le Play (1806-1882), sociologue, l’anthropologie de la famille fait un pas décisif. Elle abandonne l’approche universaliste et devient différentielle. Le Play élabore une typologie, comprenant trois formes familiales, et étudie leur distribution à travers toute l’Europe, de Tanger à l’Oural (4). Todd donne une autre dimension aux travaux de Le Play en expliquant que la fragmentation idéologique du monde au XXe siècle est liée à la diversité des structures familiales traditionnelles car ce sont elles qui influencent, malgré leur disparition, les idéologies contemporaines. Todd a mis en perspective un modèle à deux axes: le taux d’alphabétisation qui entraine des bouleversements politiques, et la baisse du taux de fécondité va aboutir vers une crise de transition. Un deuxième axe géographique et anthropologique, cet axe vise à tenir compte qu’au départ, la marche vers la modernité, les pays ne sont pas les mêmes. Les contenus idéologiques qui vont apparaitre dans la crise de transition seront différent selon ce qu’était le substrat anthropologiques, c’est à dire des valeurs antérieurement contenues dans la famille (5). 

Cette théorie part d’un postulat, que l’histoire démographique est une histoire à la fois globale dans son extension géographique, et universelle puisqu’elle tend à être celle de l’humanité après avoir touché l’Europe. Donc la transition démographique que vivent la quasi totalité des pays du monde répète la transition vécue par les pays européens à partir du 18e siècle, et achemine ces sociétés vers des modèles familiaux et sociaux qui sont ceux des pays les plus avancées. Ce mouvement est un cycle long dans lequel l’alphabétisation, la sécularisation puis la baisse de la mortalité et de la fécondité accentuent d’abord les différences entre zones religieuses, pour ensuite mener à une transformation allant dans le sens du bouleversement des sociétés avec les transformations des modèles familiaux, et c’est seulement ensuite qu’on constate une augmentation de la richesse matérielle avec le développement industriel.

L’opposition idéologie/anthropologie repose sur l’existence de deux types d’interaction entre individus :

– des rapports primordiaux avec l’environnement immédiat, tissu de relations élémentaires qui a ses lois, mais dont l’apprentissage se fait inconsciemment, par expérimentation directe, par la vie réelle avec des individus de chair et d’os. On peut les nommer rapports humains ;

– des rapports secondaires, définis par des systèmes d’attitudes organisant les relations entre individus qui ne se connaissent pas directement. L’apprentissage de ces relations impersonnelles est artificiel, conscient, médiatisé par une formulation de type idéologique. On peut les nommer rapports sociaux.

Au premier mode correspond le sentiment de l’égalité des frères (rapport humain), au deuxième, son reflet, la conception de l’égalité des citoyens devant la loi (rapport social).

Dans sa version classique, ce modèle devait rendre compte de l’évolution des populations occidentales qui, à compter du XIXe siècle surtout, ont connu à la fois une croissance rapide de leurs effectifs et un déclin de leur fécondité (D. Grigg, 1980). Essentiellement, il est suggéré que ces populations, antérieurement caractérisées par des niveaux élevés de mortalité et de fécondité, ont glissé à des rythmes variables vers un régime opposé, marqué par une mortalité et une fécondité faibles. Selon les pionniers du modèle (A. M. Carrsanders, 1925 ; W. S. Thompson, 1929 ; F. W. Notestein, 1945 ; etc.), une diminution de la mortalité, causée par les progrès de la médecine et une meilleure alimentation, agit comme facteur déclencheur. Comme la population augmente, la terre devient rare, le célibat et l’âge au mariage s’accroissent, et bientôt les couples s’avisent de réduire la taille de leur famille.

Cet appareil descriptif, parfois imprudemment présenté comme une sorte de théorie générale, a été fréquemment contredit par l’enquête empirique, ce qui a donné lieu à des variantes ou même à des propositions concurrentes. Concernant par exemple la hausse de la population totale, des auteurs ont insisté sur le rôle des mouvements migratoires (C. Desama, 1985 ; C. Vandenbroeke, 1984), de la nuptialité (H. Charbonneau, 1980) ou du développement économique (E. Crenshaw, 1989). Le calendrier même de la transition a aussi été plusieurs fois pris en défaut : un déclin de la fécondité sans modification de la mortalité infantile, une hausse de la population totale sans réduction de la nuptialité, et population totale (D. Levine, 1977, 1984 ; D. E. C. Eversley, 1965 ; C. Tilly, 1978). 

Parallèlement, et peut-être aussi à cause des difficultés éprouvées par le modèle général, un important courant de recherche s’est constitué autour de la problématique plus restreinte de la réduction de la fécondité et des facteurs qui l’ont commandée. Dans d’autres directions, sont tour à tour privilégiés des facteurs économiques (présence de la grande industrie, niveau de richesse, économie de marché), des éléments strictement techniques (efficacité des moyens de contraception), ou des données culturelles (scolarisation, religion, mentalités, appartenance ethnique). 

Dans l’ensemble toutefois, de plus en plus de chercheurs se rallient à l’idée que la transition démographique peut emprunter une multiplicité d’itinéraires, cette diversité étant à mettre au compte des particularismes sociaux, économiques et culturels propres à chaque région. Toutefois, cette théorie repose sur une méthode «empirique» consistant à suivre des indicateurs dans plusieurs pays sur le long terme, à les comparer à l’histoire démographique d’autres espaces (l’Europe en particulier, mais aussi la Chine, le Japon et la Russie), et à dégager un mouvement général en suivant un certain nombre de variables, qui influencent la transition et la transformation des modèles familiaux et au-déla de l’ordre social en général.  

 

Les indicateurs de la mutation démographique

Pour Bourdieu, il y a trois facteurs qui concourent à la dissolution des structures traditionnelles : l’élargissement du salariat et de la monétisation générale de l’économie,  le changement dans les modes d’habitat et l’urbanisation et le dernier facteur est la scolarisation. 

A ces trois facteurs il est possible  d’utiliser toute une batterie d’indicateurs ou de variables pour mesurer et constater la réalité des mutations démographiques et la structure et développement du groupe domestique, que l’ont peut classer dans deux groupes : indicateurs démographique et des indicateurs socio-économique. 

statut de la femme, mortalité infantile, fécondité du moment, descendance finale, taux d’alphabétisation, proportion d’éduqués supérieurs, conceptions théologiques, pratique religieuse, vote politique, normes sexuelles, indice de fécondité, la mortalité, l’âge au mariage, les proportions de mariages exogames et endogames, les familles nucléaires, les ménages dirigés par les femmes, les divorces pris à l’initiative des femmes. Tous ces indicateurs permettent d’enrichir le concept de transition et de contre-transition démographique. 

Indicateurs démographiques

  • Structure de la population :
  • Structure des ménages (famille) :
  • Nuptialité (mariage) :
  • Fécondité :

L’indice de fécondité reste, généralement l’indicateur privilégié par les démographes.  Cet indice  sert à psychanalyser la société. Il réponds à un nombre de questionnements :  Évolue-t-il dans le bon sens ? Y a-t-il des renversements de tendance, des oscillations de l’indice de fécondité. Quelles en sont les significations? Reflets du mental de ces sociétés, ou simples accidents de parcours ? Associé au taux de mortalité, ils forment les outils qui servent d’outils pour mesurer la transition démographique. 

En effet, la transition démographique désigne le passage d’un régime traditionnel où la fécondité et la mortalité sont élevées et s’équilibrent à peu près, à un régime où la natalité et la mortalité sont faibles et s’équilibrent également. Le facteur essentiel de déclenchement de la baisse de la fécondité est l’augmentation du niveau de scolarisation des hommes et des femmes, qui va d’ailleurs de pair avec les progrès de l’urbanisation et la baisse de la mortalité infantile. Statistiquement, le début de la baisse sensible de la fécondité intervient lorsque 50 % des jeunes adultes des deux sexes sont scolarisés, avec même parfois une anticipation de ce seuil pour les femmes.

La baisse de la mortalité, première phase de la transition démographique constitue un préalable indispensable à la baisse de la fécondité. La baisse de la fécondité est un facteur déterminant dans la démographie. Elle constitue la deuxième phase de la transition démographique.

Théorie de la transition démographique

La transition démographique est une théorie très utilisée en démographie. Ce processus décrit le « passage d’un régime ancien de quasi-« équilibre » haut (forte mortalité, forte fécondité) à un régime moderne de quasi-« équilibre » bas (faible mortalité, faible fécondité) » (Chesnais, 2010). Exposée de la sorte, cette théorie peut paraître simple et monolithique, mais ce n’est pas le cas. En réalité, cette théorie n’est pas le fruit de la réflexion d’un seul démographe, mais de plusieurs, depuis le début du XXe siècle jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les travaux précurseurs et reconnus datent en effet des années 1930 (Carr-Saunders, 1936 ; Landry, 1929, 1934 ; Thompson, 1929), même si certains écrits d’Adolphe Landry sont antérieurs (Landry, 1909, 1924). Après guerre, des démographes américains formalisent la transition démographique (Blacker, 1947 ; Davis, 1945 ; Kirk, 1944, 1946, Notestein, 1945, 1953 ; Notestein et al., 1944 ; Thompson, 1946).

Au moment où ces théories s’élaborent, la transition démographique n’est observée que dans les pays européens. C’est la raison pour laquelle ces théories s’appuient à l’origine sur l’observation des évolutions historiques des pays occidentaux. En Europe de l’ouest, on observe des prémices de la Révolution industrielle : émancipation culturelle, renouveau scientifique de la Renaissance, réorganisation des États centralisés, les grandes découvertes, l’accumulation de richesses commerciales, l’essor agricole du XVIIIe siècle. Ces transformations économiques et sociales seraient à l’origine d’une autre transformation, la transition démographique (Vallin, 2004). Elles permettent des progrès significatifs contre la maladie et la mort, puis la maîtrise de la fécondité. De fait, la mortalité et la natalité diminuent, tout d’abord en Europe du nord-ouest (Angleterre, France, pays scandinaves, Pays-Bas), puis en Europe centrale (Allemagne, Autriche, Italie du nord), et enfin en Europe méditerranéenne et orientale.

Les premiers auteurs décrivant la transition démographique soulignent ce passage d’un régime démographique à fortes mortalité et natalité, à un régime démographique à faibles mortalité et natalité. C’est pourquoi cette théorie est avant tout descriptive de l’évolution de la dynamique démographique. Toutefois, certains fondateurs ajoutent une dimension explicative à cette dimension descriptive dès le milieu du XXe siècle. Ils développent une théorie explicative des diverses étapes du processus : pour quelle(s) raison(s) la mortalité diminue-t-elle et quel(s) sont les facteurs de baisse de la natalité ? Ainsi, parmi les démographes américains d’après-guerre, quelques-uns proposent parallèlement une théorie explicative du changement de dynamique démographique à partir du concept de modernisation (Giddens, 1994). Ainsi, la transition démographique devient une réponse au changement structurel de la société, notamment au changement économique.

La place 21 respectivement accordée à chacune des deux dimensions (descriptive et explicative) varie selon les auteurs. Certains ne s’intéressent qu’à la dimension descriptive, tandis que d’autres associent plus systématiquement les deux dimensions. Cette distinction permet de comprendre les nuances importantes que l’on peut observer aujourd’hui encore dans les diverses formalisations possibles de la transition démographique. Cette distinction entre théorie descriptive et théorie analytique permet en outre de mieux comprendre les critiques qui lui sont adressées à partir des années 1960, en France comme aux États-Unis. En effet, si les deux dimensions sont attaquées, c’est bien la dimension explicative qui concentrera les plus larges critiques.

> 0 %
Fécondité
< 0 %
Alphabétisation

Le travail

Le premier facteur à l’origine de la dissolution des structures sociales  traditionnelles, trouve son origine dans l’élargissement du salariat et de la monétisation générale de l’économie dans la société coloniale. Les nécessités de fonctionnement des appareils d’Etat post indépendance (armée, police, administration) ont donné une nouvelle impulsion au développement du salariat et de la monétisation de l’économie, faisant disparaître les derniers îlots de des économies de subsistance qui avaient échappé à la destruction coloniale des économies locales. Dans un premier temps, cela à favorisé les individus de sexe masculin et avait créé les conditions pour une plus grande autonomie des jeunes adultes en leur ouvrant de nouvelles possibilités de se dégager des contraintes du groupe familial plus particulièrement sur le marché matrimonial.

Urbanisation

Le second facteur, favorisant l’érosion des structures sociale traditionnelles est constituée par le changement dans les modes d’habitat et les processus de décohabitation des générations et des fratries générées par l’exode rural et le développement de l’urbanisation. Le père et les enfants mâles en de moins en moins la possibilité d’occuper des demeures où là cohabitation est possible point les constructions répondant aux besoins des familles nucléaires sont devenues dominantes au fil des années. Les phénomènes migratoires internes et externes sont allés dans le même sens et ont renforcé le processus de décohabitation des générations, en éloignant spatialement les migrants du reste du groupe familial non migrant.

Le mode de vie désigne la façon dont les membres d’une société ou d’un groupe social occupent leur temps libre et dépensent leurs revenus. L’avènement des villes a donné naissance à un mode de vie spécifique, très différent de celui qui prévalait jusque là dans le monde rural. Vivre en ville, c’est s’affranchir d’un grand nombre de contingences ; le poids du collectif se distend, celui des traditions tend aussi à disparaître.
L’urbanisation est au cœur du changement social, elle accompagne la montée de l’individualisme. L’Individualisme est abordé dans son sens positif lorsqu’il permet à l’individu de disposer de son libre arbitre, de s’affranchir des traditions qui l’empêchaient d’être libre de ses choix. Il existe une vision plus pessimiste de l’individualisme quand il conduit l’individu à s’isoler de toutes formes de solidarités pour ne plus s’intéresser qu’à son propre devenir.
L’urbanisation s’impose aujourd’hui comme une caractéristique centrale de la modernité ; elle s’accompagne d’une forte montée de l’individualisme et d’une transformation des anciens réseaux de solidarité. Le défi actuel réside donc dans la façon dont les pays en développement vont aborder le tournant de l’urbanisation.

 

Alphabétisation :

Le facteur est sans conteste le rôle du système éducatif point il a été bien analysé dans le domaine de la reproduction des inégalités sociales oui la plus l’objet d’une multitude de travaux. Ses recherches ont montré et virgule malgré l’apparente égalité des chances offertes par une école obligatoire gratuite, que les inégalités sociales et culturelles du milieu familial déterminent en grande partie le rendement scolaire des enfants d’une même classe d’âge fréquentant les bancs du même école point hé très peu d’études cependant ont porté sur la différence d’éducation entre génération et l’impact qu’il pourrait avoir sur la famille et son organisation interne virgule sur les relations parents enfants et sur les rôles respectifs dans le fonctionnement de la cellule familiale.

Le premier indicateur ou déterminant de la transformation sociale est le taux d’alphabétisation. En effet, les études en matière de population ont établi depuis de longue date que l’éducation conditionne fortement un grand nombre de comportements démographiques. Il est apparu que la généralisation de l’éducation, notamment celui des femmes, au sein d’une population donnée, joue, à long terme, un rôle important dans la transition démographique.

L’historien anglais Lawrence STONE a identifié un point commun aux trois révolution anglaise, française et russe. L’existence à la veille du déclenchement des troubles politiques et idéologiques 

Selon E. Todd, le point de basculement politique est le moment où une société passe le seuil de 50 % d’alphabétisation chez les 20/24 ans. Ce passage a eu lieu en moyenne à 25 ans d’intervalle entre les hommes et les femmes en Europe au XIXe siècle. Ce Processus est universel et atteint tous les pays y compris l’Algérie. Il va de la hausse du niveau éducatif de la population aux bouleversements politiques. Comme cela s’est passé dans l’Angleterre de Cromwell au 17e siècle où la proportion des jeunes – garçons puis filles- instruits a dépassé celle des analphabètes  ; la révolution de Cromwell (et la décapitation du roi Charles X) survint 10 ans après. Même chose en France au milieu du 18e siècle, ou les jeunes instruits dépassèrent les analphabètes. La révolution française s’est produit quand le seuil de 50% d’alphabétisation chez les hommes a été atteint dans le bassin parisien.  On retrouve le même phénomène avec le printemps des peuples dans les pays d’Europe orientale et d’Europe centrale et orientale, avec la Russie de 1905 et de 1917. Aussi la révolution en Iran, était le résultat d’une scolarisation de masse des années 60 et 70 et a atteint le taux des 50% à la veille de la révolution. Partout, l’instruction généralisée a précédé les révolutions politiques. Phénomène qui paraît d’une grande banalité, que l’accès à l’instruction. 

Que signifie un tel événement pour la société concernée ? Que pour la première fois les jeunes adultes savent massivement lire. Les fils savent lire mais pas les pères. Ceci déstabilise les rapports d’autorité dans la famille et plus largement dans toute la société. Par conséquent, le différentiel éducatif qui s’établit entre générations (parents / enfants) agit-il sur le processus de dissolution des autorités existantes dans la cellule familiale et la neutralisation des mécanismes régulateurs des conflits! générés par les contradictions internes. 

l’instruction sur le fonctionnement de la société; il s’agit d’étudier l’action qu’exerce la scolarisation de masse combinée à une forte croissance démographique, sur les relations de genre, sur les relations à l’intérieur de la cellule familiale et sur le fonctionnement global de la société. Comment la généralisation de la scolarisation, dans une société où l’analphabétisme était dominant, agit-elle sur l et enfin sur les constructions identitaires des individus. 

Partant du constat que l’éducation des enfants est dans toutes les sociétés dévolue en priorité aux femmes, l’alphabétisation des femmes est l’un des facteurs les plus fréquemment évoqués pour expliquer la baisse de la fécondité, étant donné que la fécondité des femmes varie souvent à l’inverse de leur niveau d’éducation : généralement, plus les femmes sont alphabétisées, moins leur fécondité est élevée.

Références bibliographiques

المراجع الببليوغرافية

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